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23.04.2007
Retour à l'anormal ?
75 % pour les partisans du OUI !
Retour à l’anormal ?

Sarkozy et Royal ont-ils conjuré la malédiction du 21 avril 2002 ?
Certes le score de l’UMPS est honorable, mais guère plus que le cumul des candidats du système en 2002. Pourtant, avec une très forte participation une majorité relative de Français ont fait un chèque en blanc à ceux qui les ont ruiné, aux pires éminences du système coresponsables de la situation déplorable du pays. Pourquoi ?
Sordide opposition
Il y a plusieurs raisons à un tel cauchemar.
Premièrement les candidats dits « alternatifs » furent d’une étonnante médiocrité : quant on voit à quel point LO (sic) et la LCR ont rallié le PS ça donne une idée du côté inefficace de ces partis « révolutionnaires ». L’explosion de la « gauche de la gauche » était déjà annonciateur d’un échec. Le maigre public des Verts et du PCF ont rallié dès le premier tour la gauche officielle. Sans figure de proue, sans programme de rupture les gens ont donc décidé de donner une légitimité et une certaine force aux candidats les plus à même de l’emporter. Ils ont donné les clefs de la maison en feu aux deux pompiers les mieux habillés... C’était oublier un peu vite les tendances pyromanes des dits pompiers… L’inexistence de l’opposition a donc favorisé le consensus, c’est un peu la source du score de Bayrou qui ne veut nullement changer quelque chose, mais simplement associer les deux faux ennemis du second tour, une « grande coalition » à l’allemande plus libérale et anti-sociale que jamais. Là aussi on est davantage dans le problème que dans la solution.Vers l’américanisation ?
Plus grave ce premier tour traduit une américanisation supplémentaire de la France : media, fric, discours creux, idées américaines… Jamais deux finalistes de la présidentielles n’ont été de si pitoyables clones de Bush et Kerry. Le vieillissement de la France a même poussé un tiers des électeurs du FN a rallier Sarkozy. Là aussi, ça sent la Floride…
Pour les millions de Français appauvris, pour les millions de compatriotes endettés, précaires et fragiles ce 22 avril 2007 ressemble à un cauchemar sans issue car au bout de la route il y a : le libéralisme, le retour de la constitution européenne et l’alignement sur la politique des Etats-Unis. A force de traiter les Français comme des Américains voilà le résultat avec, au bout de la route, la violence car, malheureusement, il ne faudra pas s’étonner si les citoyens en souffrance vont passer aux actes devant les moeurs louis-quatorziennes du vainqueur.
Entre la peste et le choléra
Entre la peste et le choléra on ne choisit pas. On en guérit ou on en crève. C’est malheureusement la seule alternative de la France, pays de la révolution et de l’appel du 18 juin.
Le pays n’est pas encore une province européenne, la république n’a pas encore renoncé à ses principes. Il reste un espace politique pour réunir les patriotes résolus à défendre notre pays, son mode de vie et ses acquis sociaux.Sarkozy ou Royal seront comme Chirac en 95 : obligés de répondre à la détresse de la population ou contraint de sombrer dans les poubelles de l’Histoire. Saint Forgeard, priez pour eux.
08:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : premier tour, sarkozy, royal, révolution
08.04.2007
psychologie de Sarkozy
Loin de moi l’idée de faire du psychologisme, mais devant la surabondance d’images du candidat de la droite il y a lieu de se poser quelques questions...
En effet, dès ses premières apparitions télévisées dans les années 70 Sarkozy apparaît avant tout comme un garçon de la bourgeoisie, bien élevé, mais bourré de morgue et surtout très sûr de lui.
Très proche des grands hommes d’affaires des années 80 et leur servant la soupe à Neuilly il mise sur Chirac avant de rallier ventre à terre Balladur jusqu’à la défaite cuisante de 95. Fort avec les faibles, faible avec les forts.
Sans convictions réelles, il semble se diriger au grès non pas de l’opinion, mais de l’opinion selon les puissants : sondages, anti-fiscalisme, haine des fonctionnaires, "racailles", etc. Sarkozy se coupe du bon sens réel pour ne plus répéter que les slogans des 5 % de Français très riches et désireux de l’être encore plus.
On ne saurait mieux se couper du "peuple de droite" qui redoute, lui aussi, la mondialisation.
Psychologiquement Sarkozy est donc avant tout du côté des plus forts : les grands capitalistes français, les artistes à la mode, le président Bush.
Est-il complexé par sa taille ? Ses origines étrangères ? Possible, en tout cas, c’est un peu le sale gosse qui copine avec le grand costaud pour mieux s’imposer aux autres.
Moins cultivé que de Villepin, moins humaniste que Chirac, même dans son propre camp il méprise ceux qui ne pratiquent pas la langue de bois libérale et pro-américaine.
Du coup, il multiplie les défaites électorales : il est dépassé par Pasqua/Villiers aux européennes de 99, perd le référendum en Corse, n’évite ni le désastre des Régionales en 2004 ni la déroute du OUI en 2005. Fort de cette réalité il devrait s'effondrer le 22 avril (c'est l'avis éclairé et éclairant d'E. Todd : http://www.dailymotion.com/relevance/search/emmanuel%2Bto... )
Pourtant, les 200 fonds de pension qui possède la France ont maintenu leur confiance en lui et nous impose ses slogans creux et ses discours contradictoires relayés par des "journalistes" plus serviles que jamais.
Tout ça se voit. Ses mimiques, ses gestes, ses façons de parler traduisent une soif du pouvoir qui n’a plus rien à voir avec Jules César, Napoléon ou de Gaulle.

Non, Sarkozy ce n’est plus l’homme de la nation, c’est le premier de la classe qui gère la tirelire de l’école et qui ne veut pas partager. A de Gaulle on n’osait pas mentir, à Sarkozy on n’ose pas dire la vérité.
Rajoutez à cela une ignorance énorme (ne pas savoir que Ben Laden est un extrémiste sunnite et non chiite) et un manque de culture scientifique abyssale (pour lui la pédophilie serait génétique) montre bien combien il ne sait que "copier / coller" les poncifs les plus navrants de la pensée américaine.

Dans des circonstances à peine différentes des nôtres il pourrait très bien devenir une sorte d'apprenti dictateur, comme les millions de petits chefs arrivistes et taigneux qui votent pour lui.
23:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, tyran, 2007, psychologie



