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17.09.2007

KOUCHNER = GUERRE

Hier B. Kouchner a parlé de « guerre » au sujet de l’Iran.

 

 

Alors que l’Iran ne menace aucun pays voisin et est entouré de pays qui possèdent l’arme nucléaire (le Pakistan, Israël…), le ministre français des affaires étrangères, notoirement proche des Sionistes et de G. Bush a suivi fidèlement son maître, N. Sarkozy, qui, a parlé le mois dernier de bombardement possible de l’Iran si ce pays se dotait de l’arme nucléaire.

 

 

Depuis le voyage de Sarkozy aux USA cet été la France est candidate au poste d’allié n°1 des USA après l’usure de Blair.

 

 

La France, pas plus que l’Europe n’a intérêt à servir d’exécuteur des basses œuvres de G. Bush. Rappelons que même aux USA on redoute et critique une guerre possible avec Téhéran.

Récemment, ce qui reste des ultras qui entourent Bush, pèsent pour revenir à l’alliance américano-sunnite des années 80 qui avait poussé S. Hussein contre l’Iran et Ben Laden contre les Soviétiques… On connaît la suite de l’Histoire.

 

 

C’est guidé par un président peu versé dans la conaissance de l'Orient et un ministre proche d’intérêts étrangers à notre pays que nous devons une possible agression injuste.

 

 

Déjà la Maison Blanche, Londres et les Pays-Bas soutiennent cette provocation qui a mécontenté l’AIEA en charge du « dossier nucléaire » iranien.

 

 

A Téhéran le ministère des affaires étrangères a affirmé que les déclarations de B. Kouchner discréditait la France.

 

16.09.2007

Qu'est-ce que le sarkozisme ?

Le soleil noir de

 

l’impuissance

 

 

 

 

 

Passé l’émotion des élections présidentielles, il est temps d’analyser froidement ce qu’est le « sarkozisme ». Les 100 premiers jours de règne du tonitruant Nicolas donnent, à mon sens, le ton du quinquennat.

Au delà des effets d’annonce, des bruits de fond médiatiques et des jérémiades de la prétendue opposition, il est plus que nécessaire de comprendre ce qu’est N. Sarkozy, ce qu’il fera et surtout ce qu’il ne fera pas.

 

 

1.      Au delà des mots

 

Sarkozy c’est avant tout une machine à bavarder.

Il a toujours fait ça depuis qu’il est entré en politique : son caractère le porte à utiliser un ton péremptoire et à mal cacher sa nervosité, conséquence d’un esprit complexé et peu cultivé, mais ce constat était surtout valable pour le candidat : très efficace dans la conquête des classes moyennes apeurées et dans l’hypnose des personnes âgées terrifiées par l’insécurité. Aidé par une candidate socialiste complètement nulle et sans intérêt il était relativement facile de gagner avec le soutien massif des grands patrons et des petits artisans, captés par une posture poujado-autoritaire.

Mais tout cela, ce n’était rien que des mots, des phrases, des slogans, une gymnastique médiatique en réaction aux événement de l’actualité.

Qu’en est-il une fois arrivé au sommet du pouvoir ?

Nul aujourd’hui n’ose comparer N. Sarkozy à J. Chirac, les deux hommes se haïssent trop et sont encore trop décalés pour être comparés, mais avec un peu de recul les débuts en fanfare de Sarkozy ressemblent à s’y méprendre à ceux de Chirac en 95. Même dans la conquête du pouvoir les parallèles ne manquent pas : confiscation du parti présidentiel, élimination des concurrents internes, discours populiste et confus, soutien des milieux patronaux… N. Sarkozy n’est que le nouveau PDG du capitalisme français, un gars bien payé et sans subtilité qui est là pour gérer la boutique dans le seul intérêt des actionnaires.

            Il hérite d’une France qui a placé de trop grands espoirs en lui : avec une forte participation et un score honorable, Sarkozy est le nouveau Napoléon III, un faux « homme nouveau » chargé de concilier l’inconciliable, de gérer l’ingérable et d’étouffer les problèmes sociaux. 

 

 

 

 

2.      le mur de l’impuissance

 

Très justement inspiré par des transfuges de la galaxie républicaine (H. Gaino, M. Gallo) le candidat Sarkozy s’est taillé un costume de souverainiste accusant la Banque Centrale Européenne de plomber l’économie, l’école d’être incapable d’éduquer les jeunes et la justice de ne pas punir les délinquants, etc… Sans parti à même de parler un autre langage à Monsieur Tout-le-Monde, les gens se sont laissés bercés par ce discours en apparence sensé et autoritaire, c’était oublier naïvement que Sarkozy ministre n’a jamais fait autre chose qu’encourager l’Etat à être incapable : partisan des traités européens qui ligotent la France, il ne peut aujourd’hui faire autre chose que blablater face à une croissance française écrasée par la gestion de l’euro et les taux d’intérêt trop élevés. Son ralliement à l’adhésion de la Turquie à l’Europe (sur injonction américaine) est bien la preuve qu’il n’a aucune parole.

Habile bénéficiaire des émeutes de 2005, il ne sait que faire aujourd’hui face à la multiplication des violences urbaines que sa politique au ministère de l’intérieur n’a nullement limitée.

Militant pour la réduction des déficits il a aussi baissé les impôts (de ses amis millionnaires), dès lors comment concilier les deux objectifs ?

Pour réduire les déficits faut-il appauvrir une éducation nationale déjà mal en point ? Réduire les allocations familiales nécessaires à la natalité ? Embaucher moins de policiers ? Réduire la protection sociale en mécontentant les millions de vieux qui ont aussi peur de Ben Laden que d’Alzeimer ?

Coincé entre une société vieillissante en quête de sécurité sociale et légale et des traités européens qu’il encourage, Sarkozy ne fait, comme Chirac, que se perdre dans la soumission aveugle aux grandes puissances capitalistes, tout en aggravant son cas en s’affichant avec Bush. Sans doute espère-t-il que des attentats ou une guerre contre l’Iran repousse l’heure des comptes…

 

 

 

 

3.      Concrètement

 

Très concrètement il va cumuler les « réformettes » sans grand intérêt, c’est à dire souvent aligner par le bas quelques acquis sociaux (régimes dits « spéciaux ») en appauvrissant encore un peu plus les classes moyennes tout en laissant une minorité d’oligarque capter les richesses. Autrement dit s’en prendre aux petits avantages pour encourager les gros privilèges.

Pour le reste, les petites économies trouvées ici et là n’arriveront pas à réduire les déficits qui trouvent leur cause non dans la mauvaise gestion étatique de l’économie, mais bien dans le chômage, la fraude, les taux d’intérêt trop élevés et l’énormité des dépenses de santé qui bénéficient d’abord à la France du 3° et 4° âge.

Payé pour ça et entouré de conseillers subventionnés et lèche-botte, il tentera de généraliser la précarité et les faibles salaires pour rendre l’économie française plus « compétitive », mais ce nouvel appauvrissement des gens ne réussira pas à compenser les taux d’intérêt trop élevés ou l’euro surévalué, les exportations françaises resteront à la traîne tandis que les revenus se tasseront irrémédiablement. Son idée de liquider les « rentes de situations » (pharmaciens et taxis par exemple) retournera contre lui les clientèles courantes de la droite. A part le surendettement quelle issue pour les travailleurs ? Le suicide ?

Avec une croissance bridée par l’Europe et les crises boursières américaines Sarkozy imitera Mitterrand et Chirac en combinant tous les jours des petits complots minables pour piéger les opposants du moment. Le pro-américanisme et la médiocrité de Royal ont déjà rallié à lui Kouchner et Besson. Leur sionisme commun a fait de Strauss-Kahn un nouvel agent des américains au FMI… Et après ?

Tout cela peut durer, vu la dépolitisation de la société, mais jusqu’à quand ?

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La France d’après sera comme celle d’avant : forte avec les faibles et faible avec les forts. Moitié Berlusconi, moitié Blair, Sarkozy n’apportera et ne résoudra rien, tout au plus aggravera-t-il son cas en participant à une guerre contre l’Iran, sans doute en la perdant.

Les seules très faibles marges de manœuvres dont il dispose, il n’en fait rien : c’est le cas de la « TVA sociale », bonne idée et bel outil si l’Etat garantit son application, mais croire que Sarkozy peut utiliser l’Etat à quelque chose de social, c’est penser qu’un cleptomane peut devenir un exemplaire vigile.

A bon entendeur…