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30.10.2007

Terouga interview Didier Super

Après avoir connu le chanteur Didier Super lors d’une saint Sylvestre très arrosé j’ai découvert un artiste complètement underground, hilarant et dérangeant.  

Son album « mieux vaut en rire que s’en foutre » est à la croisée des chemins de François Villon et les Sexs Pistols !

Détesté par les medias officiels qu’il insulte copieusement je ne peux que vous inciter à visiter son site www.didiersuper.com/ , acheter son disque et lire l’interview de cet anti Johnny Hallyday.

Premier album de Didier Super

www.didiersuper.com

  -          Comment le goût de la chanson et de la provocation te sont-ils venus ?

Comme tous les chanteurs actuels, des problèmes d'égo accumulés à un échec scolaire..., ça c'est pour la chanson quant à la provoc', je suis pas provoc. Quand on t'annonce les résultats du rugby juste après la guerre au Soudan, aux infos, ça c'est provoc', mais pas moi.  

-          Tes textes ridicules d'apparence sont porteurs de vrais messages critiques, cela t'as-t-il créé des ennuis ?

J’ai pas encore eu de procès, mais parce que je ne génère pas beaucoup d'argent…

-          Electron libre indépendant quel regard portes-tu sur le monde de la chanson en France ?  

Je m'en branle !

-          Quelles sont tes opinions politiques ?

Je pense très sincèrement que si un jour l'humanité nage dans le bonheur, ça sera pas grâce à des politiciens…

-          Tu as voté quoi aux dernières présidentielles ?

T'inquiète pas, je suis de gauche…

 -          A QUE FAIRE nous sommes contre l'Europe telle qu'elle se fait, as-tu une opinion là dessus ?  

C'est bien, vous avez des opinions

-          Quels sont tes artistes préférés ?

Les artistes de rue, car ils n'ont pas en tête ce besoin de reconnaissance et de réussite sociale qu'on rencontre dans le show-biz, ils jouent entre les plaques d'égout, ça sera donc jamais la frime... Et donc leurs motivations de créer sont relativement saines.

-          Que réponds-tu aux coincés qui te trouvent vulgaire ?

Je suis d'accord avec vous ! Mais c'est ça ou l'usine.

-          Tu te moques des Catholiques, serais-tu capable de t'en prendre aux autres religions ?

Tu crois quoi ? que je j'ai pas de couilles ??!! connard !

    -          Quels sont tes projets ?  

Faire au moins une fois dans ma vie, un bon concert…

En savoir plus sur Didier Super : www.didiersuper.com

24.10.2007

l’identité nationale en question

L'identité nationale est-elle compatible avec les valeurs républicaines ? 

« L’identité nationale » est-il un concept de droite ?

 

L’idée d’identité nationale refait surface en Europe au début des années 2000.

Dans plusieurs pays, suite à des incidents impliquant des militants islamistes (meurtre de T. Van Gogh aux Pays-Bas), des gouvernements décident de créer un ministère de « l’identité nationale ». Cette politique généralement pratiquée par des gouvernement de droite conditionne la naturalisation des immigrés à un effort d’intégration (apprentissage de la langue par exemple). Peu ou mal intégrés les immigrés sont, face au chômage, plus vulnérables.

Pour les partis de gauche le concept même d’identité nationale est donc une idée réactionnaire qui au mieux force les étrangers à abandonner leur identité culturelle, au pire encourage le racisme en Europe. Rappelons que la gauche européenne en général et française en particulier a depuis des années déjà condamner l’idée de nation, assimilée hâtivement à l’extrême droite alors qu’historiquement la nation française, son drapeau tricolore et la Marseillaise furent les produits de la révolution française, révolution universelle et progressiste s’il en fut.

 

 

  L’identité nationale contre les immigrés ?

 

En théorie cette politique n’exclut nullement les étrangers, mais les pousse davantage à s’intégrer, c’est à dire à adopter plus vite un minimum de valeurs du pays d’accueil afin d’en devenir pleinement membres. A long terme cette politique n’est donc nullement ségrégative ou raciste, elle tend au contraire à intégrer davantage les étrangers résidant en Europe ou désirant s’y rendre en vidant le bocal communautariste de son eau endogame.

En France le ministère de l’identité nationale a aussi en charge l’intégration des étrangers et le projet de loi de Hortefeux sur l’immigration cherche d’une faon évidente à limiter les entrées mais cherche également à conditionner la nationalité à une connaissance minimum des valeurs de la république.

En effet, en France l’idée d’identité nationale n’est pas liée à une origine ethnique ni au droit du sang (ce qui est généralement le cas dans les pays germaniques et nordiques).

En France l’identité nationale est avant tout républicaine car elle repose depuis la révolution française sur la souveraineté du peuple français dans toutes ses composantes quelque soit l’origine et le lieu de naissance des citoyens. Une et indivisible la république ne saurait faire de différences entre les Français, l’identité nationale française est donc aveugle aux origines des citoyens ethnique, religieuse ou régionale.

L’identité nationale de la France est donc républicaine depuis 1789, démocratique depuis la III° république et sociale depuis le Front Populaire.

Bien des épisodes de l’histoire de France opposent cette identité nationale positive à des menaces réellement étrangères à cette identité : le nazisme raciste ou plus incidemment  l’européisme des élites qui menacent régulièrement nos acquis sociaux ou encore la laïcité, fondements positifs de notre identité nationale.

 

  L’identité nationale française c’est la république ! 

 

Reposant ni sur le sang ni sur la religion ni sur l’origine l’identité nationale française se confond avec la devise républicaine : liberté des individus, égalité de tous devant la loi et fraternité face aux difficultés.

Si on veut être rigoureux et objectif l’identité nationale française a une réalité car une immense majorité de nos compatriotes sont attachés à la république et à l’indépendance nationale. Si on veut bien laisser de côté le relativisme culturel des gauchistes et autres libéraux-libertaires on peut admettre que les étrangers qui veulent faire leur vie en France doivent, dans leur propre intérêt, s’assimiler à cette identité nationale.

Certes le gouvernement actuel est suspect d’arrières pensées et surtout cherche à utiliser l’épouvantail de l’immigration pour masquer les inégalités sociales et autres affaires, mais il serait exagéré de jeter la défense de l’identité nationale sous prétexte que le sarkozisme récupère et recycle tout et tous comme Guy Mocquet.