07.05.2009
Terouga a lu...

Sans exagérer le livre de Gilles Munier, Les espions de l'or noir, fera date car c'est peut-être la première fois qu'une synthèse si efficace et si érudite est écrite au sujet des questions pétrolières. La situation actuelle est connue : rivalités et guerres fréquentes pour contrôler les réserves d'or noir. Mais comment cela a-t-il débuté ? Où ? Par l'intermédiaire de qui ? C'est là l'apport incontestable du livre de G. Munier qui, en maniant un style à la fois journalistique et universitaire, nous raconte par le menu des décennies de stratégies pour contrôler l'énergie phare du XX°s.
Après une rapide et percutante histoire du pétrole (découvert au XVIII° avant JC) il explique comment l'Occident qui n'a plus assez d'énergie se souvient que l'Orient possède du pétrole facile d'accès et très fluide. Les pays industrialisés décident, en ordre dispersé, d'investir dans la région à la suite de Bonaparte déjà intéressé par l'Egypte, verrou des Indes britanniques. Le Proche-Orient de l'époque est alors un agrégat de seigneuries féodales très vaguement contrôlées par l'empire ottoman qui s'ouvre, lui-même, aux intérêts occidentaux (notamment par les chemins de fer contrôlés par l'Allemagne)...
la suite : http://quefaire.e-monsite.com/rubrique,les-espions-de-l-or-noir,296583.html
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03.06.2008
"STALINE et son système" de N. Werth
Nicolas Werth, spécialiste de l’URSS, a publié un recueil d’articles sur la période stalinienne. Au delà des polémiques autour des crimes du communisme et autre comparaison avec le nazisme, ces textes nous renseignent sur la mise en place du stalinisme et le fonctionnement d’un système à la fois complexe et troublant qui, toutefois, trouve sa place dans un pays sortant des désordres de la guerre et de la révolution aspirant à la modernisation malgré le traumatisme de la seconde guerre mondiale.
la suite : WERTH.doc
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08.11.2007
FACE A LA GUERRE
Dans la vallée d’Elah de Paul Haggis
Le réalisateur Paul Haggis n’est pas un inconnu, il a réalisé en 2005 le film Collision qui raconte le quotidien des différentes classes sociales à Los Angeles. Un film choc tant dans son message que dans sa réalisation. De plus il a été l’auteur du scénario de Million dollars baby chef d’œuvre de Clint Eastwood (2005).
Mais avec Dans la vallée d’Elah Paul Haggis est moins innovant et moins percutant, il faut dire que le sujet de son film s’y prête : il raconte d’une façon quasiment journalistique un fait divers qui fait apparaître la guerre en Irak comme un enfer à plusieurs cercles, le dernier de ces cercles touchant les Etats-Unis.
Un jeune soldat comme il en existe des milliers en Irak rentre aux USA après une mission en Irak. Il disparaît quatre jours après son retour. A-t-il déserté ? Est-il mort ? Son père, un vieux patriote américain ni excessif ni naïf mène l’enquête. Il redouble d’efforts quand on retrouve les restes calcinés de son fils pas très loin de la base militaire…
Assez vite on réalise que l’affaire n’a pourtant rien d’extraordinaire. On comprend vite que c’est un simple « incident » entre soldats de seconde classe qui a dégénéré et causé la mort de cet innocent aux mains sales car derrière l’enquête on découvre les angles morts de la guerre en Irak : la sauvagerie froide de la politique de G. Bush qui transforme des jeunes gens en tortionnaires là-bas et en personnages désaxés une fois de retour.
Loin de tout effet spectaculaire, loin de toute facilités politiques ou morales, Dans la vallée d’Elah (référence au combat de David contre Goliath) entraîne le spectateur avec le père de la victime dans un cauchemar où on s’enfonce lentement et sans espoir comme dans la guerre de 2003 qui se métamorphose en défaite lente puis en maladie morale qui dévore l’Amérique et ses enfants.
Premier film sur les conséquences de la guerre en Irak, l’œuvre de P. Haggis aura la réalisation de B. de Palma comme « suite » : Redacted racontera une affaire bien plus terrible encore : un crime de guerre avéré en Irak même.
Histoires abjectes prévues dans "A mort l'Irak" de D. Gorteau.
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30.10.2007
Terouga interview Didier Super
Après avoir connu le chanteur Didier Super lors d’une saint Sylvestre très arrosé j’ai découvert un artiste complètement underground, hilarant et dérangeant.
Son album « mieux vaut en rire que s’en foutre » est à la croisée des chemins de François Villon et les Sexs Pistols !
Détesté par les medias officiels qu’il insulte copieusement je ne peux que vous inciter à visiter son site www.didiersuper.com/ , acheter son disque et lire l’interview de cet anti Johnny Hallyday.

Premier album de Didier Super
- Comment le goût de la chanson et de la provocation te sont-ils venus ?
Comme tous les chanteurs actuels, des problèmes d'égo accumulés à un échec scolaire..., ça c'est pour la chanson quant à la provoc', je suis pas provoc. Quand on t'annonce les résultats du rugby juste après la guerre au Soudan, aux infos, ça c'est provoc', mais pas moi.
- Tes textes ridicules d'apparence sont porteurs de vrais messages critiques, cela t'as-t-il créé des ennuis ?
J’ai pas encore eu de procès, mais parce que je ne génère pas beaucoup d'argent…
- Electron libre indépendant quel regard portes-tu sur le monde de la chanson en France ?
Je m'en branle !
- Quelles sont tes opinions politiques ?
Je pense très sincèrement que si un jour l'humanité nage dans le bonheur, ça sera pas grâce à des politiciens…
- Tu as voté quoi aux dernières présidentielles ?
T'inquiète pas, je suis de gauche…
- A QUE FAIRE nous sommes contre l'Europe telle qu'elle se fait, as-tu une opinion là dessus ?
C'est bien, vous avez des opinions
- Quels sont tes artistes préférés ?
Les artistes de rue, car ils n'ont pas en tête ce besoin de reconnaissance et de réussite sociale qu'on rencontre dans le show-biz, ils jouent entre les plaques d'égout, ça sera donc jamais la frime... Et donc leurs motivations de créer sont relativement saines.
- Que réponds-tu aux coincés qui te trouvent vulgaire ?
Je suis d'accord avec vous ! Mais c'est ça ou l'usine.
- Tu te moques des Catholiques, serais-tu capable de t'en prendre aux autres religions ?
Tu crois quoi ? que je j'ai pas de couilles ??!! connard !
- Quels sont tes projets ?
Faire au moins une fois dans ma vie, un bon concert…
En savoir plus sur Didier Super : www.didiersuper.com
12:55 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Didier Super, terouga, chansons
15.08.2006
A MORT L'IRAK, le roman de Terouga / GORTEAU

Entretien avec l'auteur sur...
http://que-faire.info/Principal/Amortlirak.htm#haut
A MORT L'IRAK, premier chapitre librement téléchargeable
A_MORT_L_IRAK_1_Chapitre.2.doc
BON DE COMMANDE du roman de Terouga A MORT L'IRAK
http://yvelinedition.neuf.fr/BDC-Gorteau.PDF
Lien vers une librairie en ligne :
http://www.la-breche.com/catalog/product_info.php?cPath=1...
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20.05.2006
Fiche de lecture "le royaume enchanté de T. Blair"
La Grande-Bretagne survivra-t-elle au blairisme ?
Journaliste à Marianne, installé en Grande-Bretagne depuis plus de 20 ans, Philippe Auclair nous livre dans Le royaume enchanté de Tony Blair un portrait total du blairisme alors que les Britanniques semblent revenus des illusions et des « réformes » du New Labour.
Santé, éducation, chômage, libertés publiques… Rien n’échappe au regard précis et acide de cet excellent connaisseur du Royaume-Uni et de son libéralisme de Thatcher à Blair.
I. Gaspillage de l’argent public
Contrairement aux idées reçues, le New Labour et l’inamovible ministre de l’économie de T. Blair G. Brown ne sont pas des bons gestionnaires. Le livre de Ph. Auclair débute par l’analyse précise et argumentée du dernier budget britannique où plus de 1000 milliards d’euros (sic) de déficit ont été escamotés par les experts en com du gouvernement.
Car le blairisme est avant tout un langage, une novlangue subtilement utilisée pour masquer les mensonges (guerre en Irak), les déficits ou encore le bilan des réformes de neuf années de blairisme.
En effet, après presque 20 ans de vandalisme ultra-libéral, T. Blair trouve en 97 un Royaume-Uni socialement à la dérive. L’éducation, la santé, les prisons comme les chemins de fer ne fonctionnent plus et les accidents comme les décès s’accumulent. A grands renforts de communication et de martelage médiatique Blair se fait passer pour celui qui va changer la vie des Britanniques ! Comment ? Non pas en remettant l’Etat et les services publics au service des citoyens, mais en faisant appel au privé.
Toutes les prétendues réformes du New Labour reposent sur ça : faire appel aux capitaux privés afin d’épauler les services publics déficients. Officiellement cela n’augmente pas les dépenses de l’Etat et cela se veut performant.
Qu’en est-il 9 ans après ? Pour attirer les grandes entreprises (tout en écartant les PME) le gouvernement subventionne ces dernières à hauteur de plusieurs milliards d’euros pas an. Les dépenses publiques augmentent donc, mais non en rénovant les services publics, mais plutôt en subventionnant des firmes déjà riches.
Pour quels résultats ?
II. Des services publics en ruine
Après presque dix années de « partenariat public, privé » le bilan est sinistre : par exemple dans les services de santé le gouvernement a attiré les grandes multinationales en allongeant subventions sur subventions pour un résultat médiocre : les Britanniques restent très mal soignés. Pire : Sur 200 000 personnes embauchés par le service de santé presque tous furent des technocrates et autres managers chargés uniquement de gérer les contrats entre public et privé. Dans le même temps le nombre d’infirmières a baissé !
Dans l’éducation même stratégie, même gabegie : les enfants de riches restent dans des écoles privées à plusieurs milliers d’euros par an tandis que les autres enfants s’entassent dans des écoles où le gouvernement n’a investi que dans… l’informatique ! Toutes les subventions gouvernementales supplémentaires sont englouties dans des contrats avec Microsoft après une entrevue amicale (et médiatique) entre Blair et Gates. Là aussi des milliards d’euros ont été purement et simplement gaspillés quand on sait que des logiciels libres auraient pu remplacé les mille et une versions de windows…
Avec Blair la Grande-Bretagne reste le pays d’Europe qui investit le moins dans l’éducation : 5,5 % de son PIB contre 6,3 % pour la France (aux résultats déjà peu performants).
Et que dire des prisons ? Suivant une idée des conservateurs Blair a fait gérer les nouvelles prisons par des entreprises de sécurité. Des rapports officiels montrent que le coût de fonctionnement est supérieur aux prisons d’Etat pour des incidents plus nombreux.
Comme toujours, face à des performances si médiocres, le gouvernement reste muet et continue à alimenter ses partenaires en grosses subventions pour éviter le scandale et la désertion des trusts.
Enorme scandale de l’ère Thatcher-Major : la privatisation du rail. Bradée en bourse à des amis du régime, Blair hérite d’un réseau mal entretenu, dangereux et très cher pour les usagers. Que fait-il ? Rien. Sur le seul modèle des « partenariats public / privé » de l’argent public arrive dans les caisses des entreprises gérant le rail et rien ne décisif ne change : d’après des rapports non contestés le rail britannique reste le plus mal géré (retards), le plus dangereux (accidents), le plus inconfortable (trains surchargés) et le plus cher d’Europe !
III. Moins de libertés, plus de pauvreté
Pour masquer son bilan social et économique plus que mitigé, le New Labour fait très logiquement de la surenchère médiatique.
La lutte contre le terrorisme, surtout après les attentats de Londres de juillet 2005, offre une belle occasion au gouvernement de surveiller davantage la population. L’instauration de carte d’identité biométrique et une loi antiterroriste scandaleuse (rejetée à la majorité des 2/3 par le parlement) ne sont que la partie immergée de l’iceberg. En effet, le New Labour enferme à tours de bras. Depuis 97 le nombre de prisonniers n’a cessé de croître et les procès se multiplient contre les opposants à la guerre en Irak, ultime et désastreux mensonge d’Etat qui a coûté la vie à plus de 100 soldats britanniques.
Ce n’est que ça le royaume de T. Blair : un pays où on passe plus de temps à débattre de l’interdiction de la chasse à court que de l’envoie de soldats en Irak.
En attendant des dizaines de personnes se suicident chaque année après s’être surendettées, souvent pour acheter un logement au loyer inabordable. Environ 30 % des enfants sont considérés comme pauvres, le taux de chômage « réel » (c’est dire calculé comme en France) est autour de 9 % et sorti de la Babylone londonienne (où les chômeurs ne peuvent pas tenir vu compte tenu des loyers), le pays semble écrasé entre un New Labour qui reste au pouvoir avec seulement 22 % des suffrages exprimés et des conservateurs sans originalité par rapport aux travaillistes.
En 1986 le 1 % de Britanniques les plus riches possédaient 18 % du pays, aujourd’hui, ils en possèdent 23 % ! On estime le nombre de pauvres à 13 millions, soit un quart de la population (essentiellement des enfants et des personnes âgées). Et que dire des « working poors » ? Plus que jamais les patrons use et abuse de leurs pouvoirs : pour être gardé un salarié doit multiplier les heures non payées…
Sans aucune illusion sur le blairisme, Ph. Auclair salut néanmoins le communautarisme britannique. En effet, pour lui, les « communautés » ne se détestent pas, se mélangent. De plus, le racisme est faible et l’extrême-droite marginale.
- - -
Derrière une « com » usé par 9 années d’échecs sociaux plus ou moins retentissants, derrière le désastre qu’est la guerre en Irak, derrière l’influence démentielle des grandes entreprises directement reliées à Blair, on a un pays sur le déclin, où on néglige l’immigration pour faire appel à des immigrés qualifiés, où le surendettement est une fuite en avant sans issue et où on n’échappe pas au sourire cynique et froid du Dear Leader.
Et quand on sait la fascination qu’exerce Blair sur les politiciens français…
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02.04.2006
A LIRE d'urgence !
A. Soral récidive !
Avec le style qu'on lui connaît (un mélange de lucidé, de provocations et d'humour noir) il publie en ce début de mois "Chute" aux éditions Blanche (16 euros).
D'apparence franchement autobiograohique, ce roman se révèle bien plus sombre qu'on peut se l'imaginer au départ.
Reste que cela demeure une plongée saisissante et sans merci dans le quotidien gris et impitoyable de notre début de XXI°s où la devise pourrait être "malheur aux faibles".
Témoignage bouleverssant sur une époque en forme de cul de sac, on ne peut qu'espèrer qu'il sorte quelque chose du mécontentement ambiant. En effet, le peuple, le VRAI peuple, est peut-être résigné, mais pas dupe des âneries qu'on sert depuis si longtemps...
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