16.08.2009

La franc-maçonnerie au XXI°s

Par les temps troublés qui sont les nôtres la franc-maçonnerie fait souvent figure d'épouvantail ou de repère moral. Répétition générale du futur « gouvernement mondial » ou réseau progressistes discret, la franc-maçonnerie n'en finit par d'agiter périodiquement imaginations et publications en quête de sensationnel à peu de frais.
En de début de XXI°s il est bon de faire le point sur ce réseau de réseaux qui irrigue le monde entier de bons sentiments qui peuvent pourtant parfois cacher... autre chose.

 

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La suite :

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02.08.2009

les extra-terrestres et nous

Le phénomène OVNI est, avec quelques autres « légendes urbaines », un serpent de mer des sciences humaines. On en parle parfois, on y pense souvent mais il est extrêmement difficile de l'analyser sereinement car cette question véhicule énormément de clichés et de fantasmes qui nuisent à toute discussion sérieuse.

Les sciences humaines ont pourtant analysé le phénomène avec certains succès comme la psychologie et la psychanalyse ont pu faire avancer les questions de l'inconscient ou du « spiritisme ». Néanmoins, le phénomène OVNI recèle toujours une part de mystères qui, à la croisée des chemins entre la science et l'inconnu nous amène vers l'au-delà ou, au contraire, vers le miroir où nous nous retrouvons nous-même.

En cherchant les extra-terretres on ne trouve souvent que... nous-mêmes !


OVNI et sciences humaines

Le phénomène OVNI résiste-t-il aux sciences humaines ?
On peut se poser la question car l'étude historique et sociologique du phénomène amène quasiment à sa résolution scientifique : une écrasante majorité de cas d'observation d'OVNI correspond à des canulars, à des phénomènes atmosphériques rares, à des armes secrètes ou à des erreurs de jugement.

la suite : http://quefaire.e-monsite.com/rubrique,les-extra-terrestres-et-nous,313565.html



12.07.2009

De l’utilité de Youssouf Fofana

Dans n'importe quelle société Fofana aurait été pendu

Ne tournons pas autour du pot, Youssouf Fofana et sa bande ont de la chance.

Le verdict mérité que leur a infligé la justice française n’est guère léger, mais ils évitent la mort car dans n’importe quelle société et à n’importe quelle époque, Y. Fofana et ses proches complices auraient été pendus sans que cela ne fasse pleurer personne. Le soulagement de voir disparaître ces monstres aurait été général. Marx et Lénine eux-mêmes avaient une aversion sans limite pour les délinquants pervers, ennemis jurés du changement social.
Mais nous sommes, paraît-il, « civilisés » et Fofana sortira un jour de prison, avant l’âge de la retraite. Il est même très probable que sa médiocre personnalité s’amande via la religion. Il deviendra sans doute catholique ou même juif, qui sait ?

Pour l’heure, nous n’en sommes pas là. Le martyr infâme d’I. Halimi est d’une gravité extrême et le procès qui a suivi aura été tout aussi obscène. En effet, se présentant comme un « anti-sioniste » Fofana a servi la soupe aux réseaux sionistes les plus fanatiques. Le calvaire de sa victime et plus encore ses provocations « politiques » ont donné aux réseaux sionistes un exemple idéal d’antisémite violent et irrécupérable ! Avec un Fofana au journal de 20h00 il est facile d’apeurer non seulement l’électorat ordinaire de Sarkozy, mais aussi les Français juifs qui sont, logiquement, sensibles au racisme.

Plus sournois encore le cirque vomitif de Fofana a aussi eu comme résultat de faire passer les Noirs, les Musulmans et les immigrés en général comme de potentiels tortionnaires. Avec lui l’anti-sionisme à une allure de tragédie abjecte alors même que, fort heureusement, Fofana est l’exception qui confirme la règle (sa famille est composée de braves gens).


C’est oublier que si les Sionistes n’ont pas encore tué en France, certains d’entre eux sont de plus en plus violents (agressions, saccages de librairies, etc.) et ont profité de ce procès pour manifester souvent bruyamment au mépris de la justice et de la douleur des victimes. Les organisations juives (comprendre « sionistes » en réalité) ont même contesté le verdict.

Comme certaines figures du crime ou de l’horreur, Fofana nous distingue de nous mêmes, il est l’utile monstre qui nous rend tellement plus humains. Par contraste il rend le sionisme acceptable et sa violence légitime. C’est tout le problème car la fin sordide d’I. Halimi n’excuse nullement la politique israélienne ou la coupable complicité des sionistes français avec la politique d’apartheid pratiqué par le gouvernement colonialiste de Tel-Aviv.
Le sionisme est une idéologie politique. Il doit être combattu avec des moyens politiques, or, le procès de Fofana aura été tout sauf un procès politique.

Résultat ? Fofana va vivre à nos frais des décennies durant et l’extrême droite sioniste va prospérer en récupérant ce fait divers à des fins politiques.

10.07.2009

Emprunt OBLIGATOIRE d’EDF

EDF, une société capitaliste comme les autres...

Un taux de rémunération de 4,5 % ça ne se refuse pas par les temps qui courent ? Surtout si le placement est sûr, non ?


C’est l’attrait de l’emprunt obligataire d’EDF. Les volontaires prêtent de l’argent à EDF qui rémunère le prêt à 4,5 % par an. Pas mal, non ?

EDF c’est l’entreprise chérie des Français, celle qui, pilotée par l’Etat a électrisé la France et octroyé à ses salariés des avantages sociaux inédits, une boite nationale qui a rendu la France indépendante du pétrole grâce à l’énergie nucléaire. Sa technologie et ses centrales s’exportent du reste assez bien.

Mais, au fait, pourquoi EDF a-t-elle besoin d’argent frais liquide ?

A dire vrai l’image de l’entreprise doit être révisée, depuis des années déjà le monopole d’Etat n’existe plus. Les funestes traités européens ont fini par briser le monopole et une myriade d’entreprises se battent pour prendre des clients à EDF qui, gérée comme une entreprise capitaliste comme les autres, fait des « investissements », c’est à dire achètent d’autres entreprises dans le but de faire monter les actions et les bénéfices. C’est le début de la fin du service public qui fournissait aux Français la même énergie, au même prix, avec des services bien peu rentables pour une société cotée en Bourse…

Aujourd’hui EDF est une société du CAC 40, embauche des salariés précaires, s’appuie sur des filiales gérées par des managers et a acheté le silence des syndicats en laissant les anciens salariés jouir d’avantages notables (notamment des actions à prix cassés) pendant que les nouveaux salariés travaillent comme dans le Privé.

Gérée Par des capitalistes EDF a exigé et obtenu des hausses continuelles du prix de l’électricité. Ccomme dans les pompes funèbres la mise en concurrence n’a jamais fait baisser les tarifs, peut-être ceux des gros consommateurs, mais pas votre facture ou la mienne.
En rachetant des entreprises partout dans le monde, en devant assurer des investissements industriels (pour la sécurité des centrales nucléaires et autres) EDF s’est considérablement endetté (plus de 20 milliards d’euros). Pour assurer une rentabilité minimum aux actionnaires la société réduit donc sa masse salariale (emplois précaires) et emprunte de l’argent aux Français. Le reste de la note est tombée cette semaine : le PDG d’EDF, toute honte bue comme pas mal de grands patrons, a exigé du gouvernement une hausse des tarifs de 20 % sur 4 ans.

L’emprunt EDF est donc OBLIGATOIRE pour tous les usagers qui, en payant encore plus cher leur énergie contribueront aux bonheur des actionnaires et des souscripteurs de l’emprunt à 4,5 %.


CQFD
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22.02.2008

le trotskisme cet inconnu

MISE AU POINT SUR LE TROTSKISME.

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A dire vrai toute notre génération et plus encore celle de nos aînés a été bercée par les références au trotskisme. Bagarres homériques de la LCR dans les années 70, influence sourde des " lambertos " dans les syndicats, happening électoral d’" Arlette " dès 95… Les surgeons de Léon ne manquèrent jamais d’animer le débat politique à la " gauche de la gauche ".

 

Alors que j’avais fait un bref passage au Parti des Travailleurs (dirigé par des Lambertistes) on me demanda un jour si j’étais " trotskiste ". A cette simple question je fus bien obligé de répondre que, pour moi, le trotskisme n’existait pas. Et devant la perplexité de mes interlocuteurs je tenté la démonstration suivante :

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21.01.2007

les conseils boursiers de Terouga

Les conseils boursiers de Terouga

 

 

I.                   Une société impériale

 

 

Vivons-nous dans une société impériale ?

Même si comparaison n’est pas raison en matière historique il y a quand même des éléments troublants.

A dire vrai, quand on peut étudier les puissants et les possédants de nos « démocraties de marché » on ne peut que compter les preuves que les sociétés occidentales de ce début de XXI°s ressemble plus à la république romaine « décadente » qu’à la France de l’immédiat après guerre.

            Comme à la fin de la république romaine[1] une poignée de sénateurs immensément riches et puissants influencent la vie de millions de citoyens éloignés par mille ruses des décisions politiques.

En théorie les Romains vivaient dans une république. Des luttes sociales féroces avaient poussé les patriciens[2] à accepter quelques réformes démocratiques. Comme la France des 200 familles avaient fini par laisser le CNR[3] rénover la France dans un sens très nettement social et anti-libéral.

            Or, quand Rome développa son empire et accumula des territoires et des richesses inouïes[4] pour l’époque le vieux système psuedo-démocratique se trouva totalement dépassé : nouveaux riches et généraux victorieux finirent par faire éclater le système en instrumentalisant les conservateurs du Sénat[5] et les révolutionnaires de la plèbe. De nos jours, les puissances capitalistes dirigent l’entreprise France comme ils dirigent les multinationales du CAC 40. Depuis 20 ans petits et grands dirigeants sont des pions aux mains des trusts ou des « institutions internationales » qui leur servent de paravent.

            Tout comme à l’époque des Romains la liberté d’expression existe, mais hors des grands media elle se résume à une syllabe murmurée dans le brouhaha des ondes.

            Les riches et les puissants, les vrais, ceux qui possèdent les richesses sont indéboulonnables et au dessus des lois. La république romaine changeait souvent de dirigeants formels (les consuls), des procès retentissants servaient d’armes entre oligarques rivaux, mais les vrais maîtres de Rome étaient dans l’ombre des villae luxueuses et les décisions cruciales étaient votées au sénat mais préparées entre deux orgies loin des regards citoyens. Là aussi la ressemblance est troublante.

            Jeunes ou salariés qui manifestent contre un libéralisme sans pitié ? Ils sont vite la cible de « casseurs » plus pauvres qu’eux et assurément plus violents que les CRS. A Rome, des gladiateurs esclaves sont souvent recrutés pour punir et casser les citoyens trop révoltés par la caricature de république où ils vivent. Et pour calmer les esprits on distribue aux frais de l’Etat des portions de blé permettant de ne pas mourir de faim. On reconnaît là l’ancêtre de notre RMI… Et pour éviter toute explosion qui pourrait devenir révolutionnaire les oligarques romains utilisent une petite partie de leurs richesses personnelles pour financer des fêtes et des jeux visant à distraire agréablement le peuple tout en faisant une publicité démesurée à l’homme politique en question.

            Orgies sexuelles, gadgets exotiques et richesses issues du commerce international rythment la vie d’une minorité de puissants qui salarient des esclaves de toutes compétentes chargés de les distraire ou de gérer le bon peuple qui est partagé entre les inégalités béantes qu’il subit et la fascination pour une société mondialisé globalement plus riche.

 

 

 

II.                Accumulation et déclin

 

 

L’énorme problème de la Rome antique est dans la non redistribution de cette richesse impériale. La Rome des origines était bien plus pauvre, mais chacun avait une part du gâteau : quand Rome battait une ville voisine l’armée composée alors des citoyens (généralement des petits paysans) se partageaient le butin et revenaient à leurs activités civiles. L’écart de richesse entre les sénateurs et la masse des citoyens était très important mais modeste au regard des différences qui allaient se développer à l’époque de J. César.

En effet, dès qu’une source de plue value échappe à la puissance publique (et aux impôts) ces richesses s’accumulent dans des mains qui finissent par devenir aussi peu nombreuses qu’incontrôlables. Aux Etats-Unis comme en Europe qui surveillent les fonds de pension ? Qui peut prévoir ou dénoncer leur comptabilité obscure ? Personne. La mondialisation permet de faire des bénéficies aux Etats-Unis, gérer la comptabilité en Inde et distribuer les dividendes aux actionnaires aux Bahamas. Rajoutez à cela que les hommes politiques sont personnellement et financièrement liés à ce capitalisme et vous obtenez une situation aussi bloquée qu’à Rome : plus l’élite s’enrichissait plus le reste de la population subissaient une paupérisation réelle.

Ce que l’on sait du marché de l’immobilier romain au I° s av JC va dans ce sens : une poignée de puissants[6] achetait à bas prix des logements appartenant à des citoyens modestes pour revendre ou extorquer des loyers énormes. Même phénomène de concentration à la campagne où le citoyen paysan se trouve vite dépossédé par des grands propriétaires terriens. Les frères Gracques qui tenteront en 133 et 123 av JC de corriger cette situation scandaleuse seront proprement massacrés par des hommes de mains du Sénat.

Ainsi la république romaine est-elle morte d’une accumulation désordonnée de richesses qui se sont cumulées dans trop peu de mains.

Logiquement une société qui s’enrichie globalement devrait vivre mieux, or, il faut des conditions très précises pour qu’une phase de croissance ne vienne pas totalement désorganiser la société. Certains pays d’Amérique du sud ou d’Afrique affichent des taux de croissance économique très bons (de l’ordre de 5 ou 10 % par an), mais la réalité vécue par les populations locales est sinistre. Pourquoi ? Quand l’Etat est faible et la population désorganisée politiquement l’argent ne fait que transiter dans le pays pour finir dans des banques occidentales sans même être taxé et sans profiter aux « vrais gens » de ces pays[7].

La France et l’Occident en général continuent de produire des richesses phénoménales, mais depuis la mutation libérale du capitalisme l’argent échappe aux travailleurs et à l’Etat. Historiquement c’est généralement ce modèle qui s’applique : quand Rome s’est nourri de son empire les richesses pillées à l’étranger ne sont pas venues se partager équitablement entre les citoyens romains, mais uniquement dans quelques réseaux militaires et financiers. Dès lors, à quoi bon être citoyen puisque le vote ou la manifestation politique ne sert plus à rien ?

En Occident ces inégalités nous choquent. Nous ne sommes plus habitués à associer création de richesses et misère rampante. Pourquoi ? A dire vrai, nous sommes encore formatés par la « civilisation de l’après-guerre » où les richesses créées ont été effectivement redistribuées à la population via des services publics nouveaux et performants. Or cette phase d’enrichissement à la fois général et global a été une exception temporaire et isolée dans l’histoire humaine. Les deux guerres mondiales ont entraîné le keynésianisme et le mouvement communiste international, ils ont été des barrières très dures pour le capitalisme, or, dès que ces verrous ont sauté la tendance naturelle du capitalisme à se concentrer et à se financiariser est revenue avec une violence égale aux capitaux engagés. 30 ans d’enrichissement et l’absence de guerre ont fait des pays développés des coffres-forts dont les Etats avaient la clé. Il suffisait aux capitalistes de circonvenir les politiciens afin de mettre la main sur le pactole. L’exemple le plus caricatural reste celui de la Russie post-soviétique où maffias russes et libéraux anglo-saxons ont pillé totalement et sans pitié la population et les richesses du pays. Eltsine faisant finalement pire que Thatcher.

Aujourd’hui Français les Occidentaux en général subissent cette mutation du capitalisme : enrichissement via l’exploitation d’innovations technologiques et exacerbation des inégalités entre ceux qui sont dans le système et ceux qui sont en dehors. Dans les bons réseaux on a les actionnaires, les patrons moyens et grands et tout ceux qui bénéficient de la baisse des salaires et de la dissolution des frontières (pour délocaliser les productions à forte main d’oeuvre ou partir en vacances). Cette minorité de privilégiés habitent dans les meilleurs quartiers, les paradis fiscaux ou les gatted communauties de certains pays pauvres. A l’extérieur on trouve les loosers du système financier : ouvriers, jeunes sans qualification, petits actionnaires d’entreprises ruinées (comme eurotunnel), petits paysans, banlieusards sans imagination, etc. Bref, la volonté de privatiser les derniers services publics pousse les politiciens à sous-financer hôpitaux et écoles primaires ce qui bien logiquement mécontente la population et accélèrent encore la tendance à « gérer autrement » les services publics. Dernier essai international de libéraliser et donc décupler les profits privés : la « constitution européenne » rédigée par une poignée de libéraux et imposée aux peuples de l’Union Européenne. Le vote NON des Français et des Hollandais ne semblent nullement troubler les capitalistes qui ont le temps pour eux. En effet, le capitalisme est immortel, les peuples eux, sont plus vulnérables et plus faciles à tromper : le racisme, le communautarisme, la démagogie de Sarkozy ou les mensonges de Royal sont là pour tromper les braves gens qui se doutent bien qu’on les arnaque, mais qui ne savent plus vers qui se tourner pour restaurer un minimum de socialisme car l’Etat n’étant plus au service de la population mais au service de quelques hauts fonctionnaires.

On arrive à une fragmentation de la société en sectes et tribus rivales. Diviser pour régner, une formule magique pour les puissants. Dans le paysage syndical FO puis aujourd’hui la CFDT servent à ça : parasiter la toute puissance de la CGT jadis incarnation de cette volonté populaire de tolérer les riches mais à condition de les faire payer. « Faites payer les riches ! » fut longtemps le slogan / solution du PCF. Aujourd’hui la CGT est intégrée dans le « syndicalisme européen » et le PCF court après les libéraux du PS pour survivre politiquement.

Les masses inorganisées, trompées, hypnotisées par les paillettes médiatiques de la fête libérale sont réduites à des coups inattendus en guise de résistance : éviction des sortants, votes populistes, manifestations, grèves de fonctionnaires… Autant de petites victoires qui ne mènent qu’à davantage de défaites quotidiennes.

 

 

 

III.               1913 ou 1788 ?

 

Le meilleur des mondes libéraux n’existe pas.

Jamais l’Humanité ne se résoudra à devenir un troupeau de consommateurs serviles et pornographiques. En effet, l’Homme est un animal social qui s’adapte à bien des calamités, mais qui, collectivement, sait résister et changer sa destinée. Néanmoins, malgré l’exemple de la révolution russe et du bolchevisme aucune « vraie » révolution n’a jamais inversé l’histoire humaine : la tendance de fond reste la même : production et accumulation de richesses et augmentation de la population. La Rome impériale comme le capitalisme du XIX°s se sont disloqués sous le poids de leurs propres contradictions, mais cela n’a mené à aucun paradis terrestre ni à aucune révolution mondiale, non, l’empire romain a débouché sur la nuit féodale et le XIX°s industriel a directement pris fin dans les tranchées de Verdun, lesquelles entraînant le bolchevisme (mélange d’étatisme et de modernisme brutal) et le nazisme (cocktail de racisme belliciste et de nationalisme) idéologies tendant à mettre le capitalisme et la productivité au service de l’Etat (et de son tyran). Chacune à leur façon elles ont poussé les Hommes à encadrer le capitalisme ce qui a été réalisé avec succès à peine 30 ans avant que la machine ne se remette en marche avec, depuis peu, une phase d’accélération aussi inquiétante qu’incontrôlable.

Quand le point de rupture sera-t-il atteint ? Difficile à dire.

La dénatalité de l’Occident accélère le pourrissement de la situation et avec l’impossible financement des retraites qui tend à faire imploser les budgets sociaux de l’Etat. Là aussi, sans taxation des vraies richesses (qui échappent désormais aux Etats) aucune solution ne sera possible. Surtout pas une taxation nouvelle des salariés qui n’ont déjà pas assez de leurs salaires pour vivre et épargner.

L’immigration est une autre variable de l’équation : des masses d’immigrés pèsent sur les salaires et accélèrent la décomposition des nations en communautés concurrentes et rivales (modèle anglo-saxon), mais la fermeture des frontières est pire encore comme résultat un déclin démographique et culturel accéléré[8]. Mettre l’activité économique au service des Hommes et encourager une immigration proportionnelle aux besoins économiques et démographiques serait une solution, encore faudrait-il que le politique puisse avoir une influence réelle sur l’économie ce qui va à l’encontre du capitalisme international, des organisations économiques mondiales (OMC, FMI, etc.) et surtout des traités européens qui ligotent les nations et les citoyens.

Alors il reste donc au peuple des « coups » aussi médiatiques que surprenants comme les grandes manifestations de 1995 et 2003 en France ou des journées de grève générale en Italie et autres violentes journées contre le CIP ou le CPE… Partout l’étau du capitalisme et des traités libéraux étranglent les gens qui subissent une réalité qui se dégrade sans savoir vraiment quoi faire.

Coupés de toute réalité et de toute réflexion les partis traditionnels d’opposition se répètent sans guère d’originalité, c’est le cas des partis dits « d’extrême gauche ». Même chose à la droite de la droite où les post-pétainistes du FN et le néo-conservatisme de Villiers agrègent des mécontents à chaque élection, mais (heureusement !) sans pousser ces derniers à militer. D’ailleurs, les réseaux oligarchiques savent ponctuellement utiliser l’extrémisme de ces démagogues.

Plus que jamais bloquée la société subit des inégalités abyssales et en constante augmentation et chacun cherche la sortie dans la plus complète confusion[9]. La question sociale, la seule qui compte, est systématiquement détournée. C’est le risque du discours de Dieudonné qui fait glisser les questions sociales vers les questions identitaires. Que fait Le Pen sinon transformer les problèmes économiques en problèmes ethniques ?

L’enjeu, pour éviter des conflits internes et externes, est bel et bien de restaurer des barrières et des digues à l’économie. Sans volonté et outils politiques, rien ne sera jamais possible et les citoyens se verront déposséder de leur vote comme après le 29 mai 2005 où un message net des Français est resté sans suite par la faute des politiciens libéraux bien installés et par la médiocrité des soit disant « opposants ».

- - -

La détérioration de la situation va donc se poursuivre, entrecoupée de brusques et courtes révoltes sociales, mais la tendance est bien à la fragmentation communautaire dans les sociétés impériales et aux guerres néo-coloniales à l’extérieur, histoire de maîtriser les richesses matérielles (matières premières) support de spéculations boursières toujours croissantes.

 

Car c’est bien les bourses mondiales qui accumulent la richesse, cela entraînent des spéculations aussi irrationnelles que dangereuses : internet à la fin des années 90, l’immobilier aujourd’hui, biotechnologies demain… A chaque virage le système risque de dérailler, en attendant l’argent circule. Celui qui anticipe le prochain produit phare des marchés est millionnaire. Reste à savoir jusqu’à quand.

 



[1] I° siècle av JC

[2] les Romains les plus riches se présentant comme de haute lignée

[3] Conseil National de la Résistance, réunion de la résistance français (de toutes tendances politiques) qui créa dès 45 la sécurité sociale, les retraites par répartition, les services publics, etc.

[4] surtout après avoir battu l’empire carthaginois vers les années 200 av JC

[5] assemblée romaine réunissant les citoyens les plus riches, membres nommés à vie.

[6] Le plus connu de ces requins fut le général Crassus qui payaient des voyous pour mettre le feu à des appartements qu’il rachetait ensuite pour une bouchée de pain.

[7] Seul le Vénézuella de Chavez tente de faire l’inverse

[8] Création d’un ghetto ethnique comme la Sparte de l’antiquité qui disparut vite.

[9] Surendettement, dépression et chaos conjugal sont des « réponses » à cette situation.

27.10.2006

QUI allume les incendies en banlieues ?

Il faudra bien un jour étudier le rôle des media dans les émeutes de banlieues.

Même si la situation sociale constitue le baril de poudre et un incident de plus l'allumette, il faudra bien savoir qui tient la mèche...

Depuis les violences de 2005 on sait que la situation n'a pas changé et, bien pire, très régulièrement les media ont agité la menace d'un nouveau round entre les jeunes et les policiers.

Dernière tentative : le dernier 31 décembre. Echec, mais toutes les télés et toutes les radios avaient quasiment donné rendez-vous aux jeunes sur les Champ Elysées. Le but ? Epouvanter le citoyen de base devant sa télé et servir une tribune de plus au cynique ministre de l'intérieur.

Et aujourd'hui ?

Même chose : alors que des émissions spéciales vont rappeler le premier anniversaire des émeutes, la télé prépare le terrain à une nouvelle série de saccages. Les agressions de policiers, les incendies de bus sont des incidents scandaleux mais isolés et circonstanciés... Pourquoi en parler en "une" sinon pour inciter la bande rivale à faire "mieux" ?

Le but est clair : chacun doit remplir un rôle dans le contrôle social. Les policiers au lieu de manifester contre leurs moyens ridicules sont incités à se comporter en cow-boys et en vengeurs, quant aux jeunes on préfère les voir se comporter en vandales (ou en violeurs) plutôt qu'en citoyens en colère.

Du coup, les puissants (politiciens libéraux, bourgeois, media, capitalistes...) sont totalement épargnés par la la violence et en sortent même blanchis. Très objectivement, les fonctionnaires de police (à peine moins pauvres que les racailles) sont les vigiles des centre-villes où se concentrent richesse et pouvoir.

Le plus est-il l'ennemi du mieux ? A force de servir ces salades aux Français peut-être la vomiront-ils, peut-être Sark sortira éclaboussé de cette médiatisation ridicule. Peut-être verra-t-on que les faits sont têtus et que le bilan de Sarkozy est nul en matière de sécurité.

01.05.2006

Le CHOMAGE baisse-t-il vraiment ?

Voilà que depuis 10 mois le chômage baisse doucement en France.

Nous serions sous la barre ds 10 % et sous les 2,5 millions de chômeurs...

Est-ce vrai ? Vu la perfidie de nos dirigeants et la croissance très faible on peut en douter ! 
Les radiations ordonnées par le gouvernement sont-elles à l'origine de cette embellie ?
Le départ en retraite des enfants du babay boom commence-t-il à se faire sentir ?
Les contrat à l'américaine (CNE...) seraient-ils efficaces ?

Je pense que sans croissance aucune baisse sérieuse ne peut exister, tout au plus des petites évolutions très épidermiques montées en épingles à coups de barbouzeries administratives et d'emplois aidés.
En débattre sur...

16.04.2006

Le PLEIN EMPLOI est-il POSSIBLE ?

Conférence du samedi 15 avril 2006 tenue à Draguignan.

LES FAUSSES CAUSES DU CHOMAGE

Education : le système éducatif français a des défauts, mais il a toujours fourni des experts et des travailleurs qualifiés dans tous les domaines. Aux USA les écoles sont pires et le chômage est moindre.

: le système éducatif français a des défauts, mais il a toujours fourni des experts et des travailleurs qualifiés dans tous les domaines. Aux USA les écoles sont pires et le chômage est moindre.

 

Impôts : les impôts en général sont lourds en France, mais les pays du nord de l’Europe sont encore plus taxés et le chômage est plus faible. Peut-être sont-ils néanmoins mal répartis.

: les impôts en général sont lourds en France, mais les pays du nord de l’Europe sont encore plus taxés et le chômage est plus faible. Peut-être sont-ils néanmoins mal répartis.

Immigration : là aussi, au moment où la France et l’Europe ont reçu le plus d'immigrés (années 60) il y avait moins de chômage, de même aux USA aujourd’hui.

: là aussi, au moment où la France et l’Europe ont reçu le plus d'immigrés (années 60) il y avait moins de chômage, de même aux USA aujourd’hui.

RETOUR SUR LE PLEIN EMPLOI

La croissance c’est l’activité économique d’un pays.

La France du plein emploi des années 50-70 a eu en moyenne une croissance d’environ 5 % par an. Cela a permit de mettre en place les grandes réformes sociales de l’après guerre : santé gratuite, éducation gratuite, fonction publique, etc. L’emploi se généralisait grâce à une forte croissance qui était amorcé par un système bancaire et financier contrôlé par l’Etat. Cercle vertueux : investissement, consommation, luttes sociales, hausse des revenus, etc.

1Banques, crédit et monnaie étaient les outils de cette croissance.

 

La croissance forte reposait donc sur :

sur :

- l’innovation recherche des entreprises d’Etat (Minitel, Concorde, TGV...),

- sur les grands travaux pilotés par l’Etat (autoroutes, barrages, centrales nucléaires...) et sur

- la consommation (société de loisirs, crédits immobiliers).

- planification indicative (commissariat général au Plan, DATAR...)

- contrôle de la monnaie, des banques et des frontières

 

En cas de ralentissement économique l’Etat utilisait le déficit public pour éviter que le crise dure, principe hérité de l’économiste Keynes qui inspira la sortie de la crise de 1929.

 

LA CAUSE DU CHÔMAGE : pas assez de croissance

Aujourd’hui les piliers de la croissance des années ont été sapés : peu de recherche, peu d’activité, peu d’innovation et un Etat absent ou inefficace (P.M.E. peu aidées...).

Pourquoi ?

Dans les années fin 70, début 80 un virage est pris : le modèle de l’Etat interventionniste est remis en cause au nom de la construction de l’Europe.

 

En 1983, la gauche fait une "pause" dans son programme de relance : entre Delors et Chevénement deux orientations opposées s’affrontent :

- soit on poursuit le système ancien avec de fortes luttes sociales, une certaine inflation mais surtout de l’emploi.

- soit on arrime le franc aux autres monnaies d’Europe (surtout le Deutsche Mark à l’époque) et en perdant le contrôle de sa monnaie la France encaisse plus de chômage.

 

Mitterrand décide de choisir Delors, Chevènement démissionne en affirmant que l’industrie française va péricliter et la France s’oriente vers un autre modèle qui derrière la façade sociale développe le "laisser faire" économique, c’est à dire le libéralisme. Le chômage est déjà là et ne baissera plus...

 

1984 : l’émission "vive la crise" (avec Montand) tente de populariser ce virage de la "gauche" : les gens sont individuellement responsables (taux de chômage 10 %)

: l’émission "vive la crise" (avec Montand) tente de populariser ce virage de la "gauche" : les gens sont individuellement responsables (taux de chômage 10 %)

 

1986 : la droite privatise, Le Pen se présente comme le "Reagan français" (sic). Tentative de baisse des impôts (ISF, revenu, etc.) : taux de chômage 11 %.

: la droite privatise, Le Pen se présente comme le "Reagan français" (sic). Tentative de baisse des impôts (ISF, revenu, etc.) : taux de chômage 11 %.

 

Les idées de tous les dirigeants (gauche comme droite) penchent du côté du libéralisme anglo-saxon. La droite abandonne le credo gaulliste de défense de la nation et la gauche laisse tomber les revendications des classes populaires.

 

Les dirigeants des partis de gouvernement ont les mêmes idées car ils sortent tous du même moule : ENA, haute fonction publique, droit...

 

La fin des années 80 n’a été qu’une succession plus ou moins rapide de petites "réformes" qui ont vidé le modèle social de sa substance en faisant grimper le chômage. Le "trou" de la Sécu peut être interprété comme une mise en scène destinée à discréditer le système solidaire de protection sociale.

 

1992 : le traité de Maastricth lie les Etats d’Europe dans une monnaie unique dont la gestion est confiée à une Banque Centrale Européenne indépendante des Etats, des élus et des peuples. Cette banque n’a qu’une mission : la maîtrise de l’inflation, l’emploi n’est pas la priorité (contrairement aux USA où la Réserve fédérale a pour mission de stimuler la croissance).

: le traité de Maastricth lie les Etats d’Europe dans une monnaie unique dont la gestion est confiée à une Banque Centrale Européenne indépendante des Etats, des élus et des peuples. Cette banque n’a qu’une mission : la maîtrise de l’inflation, l’emploi n’est pas la priorité (contrairement aux USA où la Réserve fédérale a pour mission de stimuler la croissance).

 

Ainsi, avec le traité de Maastricth l’Etat français ne peut plus avoir une vraie politique de l’emploi. Sa monnaie lui échappe. L’euro se révèle être une monnaie très forte, c’est à dire qui vaut plus que le dollar. Autrement dit les produits vendus en euros sont plus chers que ceux en dollar. A l’exportation les produits en euros sont moins "vendables" que les produits en dollars ou en livres sterling.

Par exemple en Europe les pays qui ont gardé leur monnaie nationale ont, en moyenne, plus d’activité et moins de chômage (pays nordiques), à l’inverse les pays de la zone euro ont pratiquement tous des difficultés : autour de 10 % de chômage (Fr, It, All...)

 

De plus la BCE contrôle les taux d’intérêt et les maintient très haut (pour contrer l’inflation) : cela empêche à la fois les particuliers et les entreprises d’investir. La finance détourne vers elle les richesses.

Le traité d’Amsterdam (ratifié par Jospin en 97) a créé le "pacte de stabilité" qui contingente le déficit public (à 3 % du PIB), c’est à dire que les Etats ne peuvent plus contrôler leur budget, donc impossibilité de jouer vraiment sur le déficit public. Aux Etats-Unis en cas de crise l’Etat peut jouer là dessus. Après le 11 septembre et suite à la crise boursière latente de la fin des années 90 Bush a fait passer le déficit américain de 0 à 4 % du PIB pour soutenir la croissance et donc l’emploi.

(ratifié par Jospin en 97) a créé le "pacte de stabilité" qui contingente le déficit public (à 3 % du PIB), c’est à dire que les Etats ne peuvent plus contrôler leur budget, donc impossibilité de jouer vraiment sur le déficit public. Aux Etats-Unis en cas de crise l’Etat peut jouer là dessus. Après le 11 septembre et suite à la crise boursière latente de la fin des années 90 Bush a fait passer le déficit américain de 0 à 4 % du PIB pour soutenir la croissance et donc l’emploi.

Donc, avec les traités européens : pas de recherche, pas de grands travaux, pas de crédits pour renforcer l’Etat là où c’est nécessaire.

Privatisations : depuis 86 et bien plus avec la "gauche plurielle" l’Etat contrôle moins d’entreprises, donc influe moins sur l’activité économique. France-Telecom était-elle une entreprises mal gérée ? Même question pour EDF ou les banques privatisée.

: depuis 86 et bien plus avec la "gauche plurielle" l’Etat contrôle moins d’entreprises, donc influe moins sur l’activité économique. France-Telecom était-elle une entreprises mal gérée ? Même question pour EDF ou les banques privatisée.

Dès lors, quelles solutions ?

 

SOLUTION(S)

- si on veut faire de la baisse du chômage une priorité et surtout une réalité, il faut laisser de côté d’autres choses : par exemple l’inflation. Tous les pays qui ont peu de chômage ont pas mal d’inflation.

- de plus en baissant les taux d’intérêts d’une façon rapide on ne rémunère plus l’épargne, même l’épargne populaire.

Dans le monde d’aujourd’hui où la technique et l’expertise règne on peut jouer sur l’économie. Pour la première fois depuis ses origines l’Humanité produit assez pour tout le monde, la misère, la pauvreté, la maladie sont très souvent la conséquence d’une mauvaise gestion.

 

Même dans un système capitaliste le chômage peut être baissé dans baisser les salaires ni le bien-être de la population.

Remettre l’Etat au centre de la régulation.

L’Etat doit de nouveau réguler l’économie. Réguler ne veut pas dire contrôler ou collectiviser. Les exemples de contrôles directs de l’Etat sur des entreprises n’ont pas été probants. Un encadrement réel avec peut-être des participations minoritaires (de blocage) dans des entreprises stratégiques ou encore des lois appliquées suffiraient.

Qui d’autre qu’un Etat peut réguler l’économie ? Qui peut indemniser des entreprises sinistrées ? Qui peut organiser la concurrence des entreprises ? Qui peut créer un droit du travail ?

 

Redevenir un Etat indépendant

Or, pour qu’une régulation réussisse il faut que la France redevienne un pays indépendant. Tout le travail réalisé dans les années 50-70 s’est fait dans une Europe non contraignante.

 

Pour réduire les taux d’intérêt, avoir un euro au service de la croissance et investir massivement dans la recherche et le développement, il faut d’une façon ou d‘une autre sortir des traités européens qui limitent ipso facto les possibilités d’emplois.

Freiner la financiarisation de l’économie : taxe Tobin

Autre problème : les grandes entreprises licencient pour faire monter leurs actions. Il faut éviter dans le cadre français que les entreprises françaises soient absorbées par des fonds de pension américains obsédés par 15 % de rentabilité. Une taxe Tobin serait la bienvenu pour détourner les capitaux spéculatifs de la France et refinancer la santé, la sécurité ou l’environnement.

 

Protectionnisme sélectif

En sortant des contraintes de l’Europe on pourrait très facilement taxer certains produits qui sont fabriqués et vendus sans que la concurrence ne s’exerce. Par exemple le textile chinois.

 

Revitaliser les services publics

Les produits de ces taxes sociales pourraient financer la santé, l’éducation, la police, l’environnement ainsi que la recherche tout en rendant les produits fabriqués en France (par les PME essentiellement) plus compétitives sur le marché intérieur. Là aussi, en l’état actuel des choses l’Europe interdit cette solution.

 

Refondre les aides sociales

La complexité des aides sociales et le RMI occupent des milliers de fonctionnaires. Sans réduire le principe ni le montant globale de l’aide sociale il serait utile de modifier sa distribution.

Pourquoi ne pas remplacer toutes les aides conditionnelles par un "Revenu Universel" inconditionnel. De la naissance à la mort chaque citoyen recevrait environ 400 euros. En touchant ce "RU" en plus d’un salaire, la fraude, l’assistanat et le travail au noir baisserait.

Le coût de cette aide resterait le même mais les fonctionnaires occupés à tous les contrôles actuels pourraient être employés ailleurs (environnement, inspection du travail, santé, etc.)

 

Taxer l’activité et défiscaliser le travail peu qualifié

Pour les emplois peu ou pas qualifiés (très mal payés et très précaires) il serait judicieux de supprimer totalement les cotisations sociales.

Les entreprises devraient être imposées non sur leurs bénéfices déclarés ou sur leurs employés, mais sur leur "valeur ajoutée brute" (activité globale d’une entreprise : bénéfices + amortissements + dividendes). Ce système taxerait les entreprises actives et soulagerait les entreprises qui emploierait.

07.03.2006

Fellations gratuites

Fellations gratuites

 

            Crimes horribles, tensions politico-religieuses, volcanique Proche-Orient… les prétextes ne manquent pas à nos dirigeants pour éviter de parler du social. Or, le social, c’est notre quotidien à tous. Oligarques gavés de stock-options ou jeunes condamnés à la précarité, le « social » c’est l’alpha et l’oméga de notre vie. Pas de nos vies de paradis ou d’enfer télévisées, mais bel et bien nos vies concrètes et quotidiennes.

            Dernière (et seule ?) innovation du gouvernement Villepin, la « réforme » du Code du travail, ce que la prétendue gauche avait débuté dès les années 80 (les TUC de L. Fabius), ce que E. Balladur avait tenté avec le « SMIC jeune », Villepin l’a imposé avec le C.N.E. et le C.P.E. En gros, des contrats qui allongent terriblement la « période d’essai » où le patron peut se débarasser d’un(e) salarié(e) sans avoir à se justifier.

            Du coup, derrière une baisse du chômage aussi lente que relative, les premiers abus ont atterris devant les prud’hommes : un salarié en CPE veut se faire payer ses heures sup : viré ! Une employée annonce qu’elle est enceinte : virée ! Une simple altercation ? Viré !

            Bref, les salariés en général et la jeunesse en particulier se trouvent face à une nouvelle machine infernale qui les pousse à travailler toujours plus pour être payé toujours moins. Ajoutez à cela la « réforme » des retraites de 2003 et vous obtiendrez une vie de travail bien moins rétribuée que celles de nos parents.

            Sur le papier, dans un monde idéal, la libéralisation du marché du travail aurait pourtant du bon : donner plus d’oxygène aux petites entreprises, remplacer le chômage et les aides sociales par un emploi précaire et peut-être des emplois précaires par des emplois tout court, etc. Mais ne rêvons pas, évitons les ritournelles du MEDEF, sans vraie politique industrielle, sans vraie croissance, sans rupture avec la bureaucratie rentière de l’Union Européenne toutes les « réformes » n’aboutiront qu’à une vulnérabilité supplémentaire des faibles (ceux qui ont besoin de travailler pour vivre) par rapport aux forts (ceux qui possèdent les richesses).

            Donc, on peut aisément imaginer à quoi seront réduit(e)s celles et ceux prisonniers de ces nouvelles conditions de travail pour espérer garder leur emploi.

            Ainsi, nous conseillons aux candidats favorables à l’américanisation de la société française (en clair l’axe UMPS) de reprendre le « mangez des pommes » de J. Chirac en 95, jamais il n’a été autant d’actualité… C’est peut-être ça la « France d’après »…

Mais « d’après » quoi au juste ? Réfléchissons… En tout cas c’est encore mieux si c’est gratuit.

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