08.04.2007

psychologie de Sarkozy

Loin de moi l’idée de faire du psychologisme, mais devant la surabondance d’images du candidat de la droite il y a lieu de se poser quelques questions...

 SARK

En effet, dès ses premières apparitions télévisées dans les années 70 Sarkozy apparaît avant tout comme un garçon de la bourgeoisie, bien élevé, mais bourré de morgue et surtout très sûr de lui.

 

Très proche des grands hommes d’affaires des années 80 et leur servant la soupe à Neuilly il mise sur Chirac avant de rallier ventre à terre Balladur jusqu’à la défaite cuisante de 95. Fort avec les faibles, faible avec les forts.

 

Sans convictions réelles, il semble se diriger au grès non pas de l’opinion, mais de l’opinion selon les puissants : sondages, anti-fiscalisme, haine des fonctionnaires, "racailles", etc. Sarkozy se coupe du bon sens réel pour ne plus répéter que les slogans des 5 % de Français très riches et désireux de l’être encore plus.

 

On ne saurait mieux se couper du "peuple de droite" qui redoute, lui aussi, la mondialisation.

 

Psychologiquement Sarkozy est donc avant tout du côté des plus forts : les grands capitalistes français, les artistes à la mode, le président Bush.

 

Est-il complexé par sa taille ? Ses origines étrangères ? Possible, en tout cas, c’est un peu le sale gosse qui copine avec le grand costaud pour mieux s’imposer aux autres.

 

Moins cultivé que de Villepin, moins humaniste que Chirac, même dans son propre camp il méprise ceux qui ne pratiquent pas la langue de bois libérale et pro-américaine.

 

Du coup, il multiplie les défaites électorales : il est dépassé par Pasqua/Villiers aux européennes de 99, perd le référendum en Corse, n’évite ni le désastre des Régionales en 2004 ni la déroute du OUI en 2005. Fort de cette réalité il devrait s'effondrer le 22 avril (c'est l'avis éclairé et éclairant d'E. Todd : http://www.dailymotion.com/relevance/search/emmanuel%2Bto... )

 

Pourtant, les 200 fonds de pension qui possède la France ont maintenu leur confiance en lui et nous impose ses slogans creux et ses discours contradictoires relayés par des "journalistes" plus serviles que jamais.

 

Tout ça se voit. Ses mimiques, ses gestes, ses façons de parler traduisent une soif du pouvoir qui n’a plus rien à voir avec Jules César, Napoléon ou de Gaulle.

Non, Sarkozy ce n’est plus l’homme de la nation, c’est le premier de la classe qui gère la tirelire de l’école et qui ne veut pas partager. A de Gaulle on n’osait pas mentir, à Sarkozy on n’ose pas dire la vérité.

 

Rajoutez à cela une ignorance énorme (ne pas savoir que Ben Laden est un extrémiste sunnite et non chiite) et un manque de culture scientifique abyssale (pour lui la pédophilie serait génétique) montre bien combien il ne sait que "copier / coller" les poncifs les plus navrants de la pensée américaine.

Dans des circonstances à peine différentes des nôtres il pourrait très bien devenir une sorte d'apprenti dictateur, comme les millions de petits chefs arrivistes et taigneux qui votent pour lui.

23.02.2007

POURQUOI JE VOTE SCHIVARDI

            Les économistes officiels ont beau tenter de minimiser la réalité, les faits sont têtus : la pauvreté contamine la France. Multiplication des SDF, de la précarité, du chômage, surendettement, etc. Les stigmates de la misère ne manquent pas et touchent toute la France en ville comme à la campagne. Cette situation qui dure et s’aggrave depuis plus de 20 ans a des causes évidentes : délocalisations, « réformes » des services publics, baisse des salaires et tyrannie du MEDEF sont les premiers coupables de cette triste réalité. La gauche comme la droite n’ont fait que gérer le problème sans même chercher à le résoudre.

            Dans la perspective des présidentielles de 2007 certains candidats à « la gauche de la gauche » disent cela plus ou moins fort, plus ou moins sincèrement. Quand on y regarde de plus près que proposent ces bavards ? Certes ils déplorent une réalité sordide, mais restent flous sur les solutions. Or, la dictature libérale qui enrichie une poignée de grands propriétaires est décuplée par les traités européens. Qui affirme ça ? Qui dénonce clairement la gestion de l’euro ? Qui explique comment tous les traités (depuis Maastricht) empêchent toute politique sociale ?

            Certes la campagne pour le NON au référendum a rassemblé largement à gauche (en dehors du PS bien entendu) mais aujourd’hui aucun des opposants au traité constitutionnel ne continue le débat. Ni la LCR, ni le PC et encore moins autour de Chevènement on veut poser la question des traités existants. On parle vaguement d’une « autre Europe », d’une « Europe sociale », etc. Comme si ces belles idées pouvaient un jour s’appliquer à l’ombre de Bruxelles.

            Pour les citoyens soucieux de sortir la France et ses travailleurs des inégalités et de la pauvreté il faut obligatoirement commencer par poser la question des traités européens. Tous ceux qui s’opposent verbalement à l’Europe libérale sans demander l’abrogation des traités et des directives européennes font le jeu du système.

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            De plus, toute la « gauche de la gauche » si bruyante dans les médias est bien plus silencieuse au sujet du second tour. Pour cause de concurrence entre ces candidats leurs belles déclarations vont être de plus en plus radicales, mais que feront-ils le 22 avril au soir ? Ils ont tous été très clairs chacun à leur façon : ils voteront pour S. Royal ! Or, nous sommes là devant une cruelle contradiction : partisane acharnée du OUI le 29 mai, évoluant à la droite du PS depuis des décennies, muette sur la réalité sociale, démocrate-chrétienne avouée S. Royal appliquera servilement et sans aucune originalité les traités européens et, comme Mitterrand et Chirac, acceptera l’augmentation de la pauvreté, le pourrissement des banlieues ou les guerres impérialistes des Etats-Unis.

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            Bien sûr, la « gauche de la gauche » était contre la guerre en Irak. Comment être pour ? Mais notons bien que S. Royal a toujours été très ambiguë sur cette question. Comme pas mal de hiérarques socialistes, elle a davantage de relations avec les élus américains (démocrates comme républicains) qu’avec les représentants des peuples en lutte. Soyons clairs : Sarkozy ou Royal sont parfaitement capables d’épauler l’impérialisme américain contre l’Iran ou la Syrie, or, que feront, que diront les supporters de Royal devant une nouvelle guerre du Golf ?

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            La France est républicaine. N’en déplaise à l’Europe et aux partis de gouvernement les Français sont très majoritairement attachés à la laïcité et à l’égalité de tous. Or, droite et gauche ont depuis longtemps rompu par les acquis de la révolution française. La décentralisation appliquée par Chirac-Sarkozy-Raffarin a été initiée par le gouvernement de « gauche plurielle ». Souvenez-vous du « statut de la Corse » proposée par Jospin, encouragé par Sarkozy, et fort justement rejeté par nos compatriotes de Corse.

            Droite, gauche et prétendus révolutionnaires ne sont pas clairs avec la république et la laïcité. Ponctuellement ils se montrent même tolérants avec les jeunes filles voilées.

Aujourd’hui les « réformes » du secteur de la santé ou de l’éducation mènent à moins de services publics pour la population et plus de place au secteur privé. Or, que nous proposent les candidats de l’ex « gauche plurielle » pour briser cette machine anti-sociale ? Rien. Ou pire : un silence complice vis-à-vis de l’Europe des traités. Car le temps n’est pas si lointain où le gouvernement e « gauche plurielle » n’hésitait pas à appliquer les directives de Bruxelles au détriment des citoyens, des petites communes et des services publics. Souvenons-nous que la « réforme » des retraites de 2003 fut décidée au sommet européen de Barcelone où Jospin et Chirac communièrent dans l’acceptation de ce recul social imposé par Bruxelles.

Il est donc temps de ne plus croire les pseudo révolutionnaires, les faux anti-libéraux de « la gauche de la gauche », les extrémistes de salon des directions syndicales qui profitent de la colère du peuple avant d’accepter les diktats de l’Europe et des multinationales qui la dirigent.

Et, dans le cadre des élections présidentielles seul G. Schivardi affirme clairement qu’il faut rompre avec l’Union Européenne. Le seul discours authentiquement anti-libéral c’est le sien, le seul programme républicain conséquent c’est le sien. Le reste, tout le reste, n’est que bla-bla médiatique et mauvaise foi confondante.

Je ne connais pas personnellement G. Schivardi, je ne suis membre d’aucun parti politique, mais pour résister à l’Union Européenne je voterai pour lui.

 

 

Denis Gorteau est co-fondateur de l’association Valeurs et Actions Républicaines

 

 

Rédacteur sur le site www.que-faire.info sous le pseudonyme de Terouga.

 

 

Auteur du roman anti-guerre "A MORT l’IRAK" http://www.amazon.fr/Mort-lIrak-Denis-Gorteau/dp/28466811...

18.12.2006

AUTOPSIE de la candidature Sarkozy

22 avril 2007, 20h00, Sarkozy éliminé dès le PREMIER TOUR ?

SARK

AUTOPSIE de la candidature SARKOZY

 

            Loin de l’auteur de ce texte l’idée de faire une différence de nature ou de culture entre Sarkozy et Royal. Tout vient à point à qui sait attendre et ceux qui me connaissent savent que je mets sur un strict pied d’égalité les deux têtes de gondole de l’UMPS. Comme il vocifère depuis plus longtemps et adopte un style plus tonitruant que Royal, Sarkozy a les honneurs de ces colonnes.             Maire de la commune la plus riche de France, Neuilly-sur-Seine, ami des grands capitalistes français et internationaux, spécialiste des défaites électorales[1] et ministre depuis 2002, N. Sarkozy ose s’imposer non seulement au reste de la droite, mais aussi au pays tout entier en rêvant de remplacer son ex-mentor J. Chirac. Très mal parti vu le bilan de la droite depuis 2002 pour le second tour il pourrait bien, comme Jospin en 2002, ne pas passer le premier tour. Trois raisons convergentes l’handicapent au plus haut point. Cela expliquerait son récent changement de ton visant à mieux cacher ses idées.

 

  1. Le sinistre de l’intérieur

La droite française règne sans partage sur la France depuis les présidentielles de 2002, grâce à l’épouvantail Le Pen, J. Chirac qui a fait un score minable au premier tour (19 %) se trouve plébiscité au second (82 %). Or, au lieu de faire autre chose que de l’euro-libéralisme et de redresser la France, J. Chirac lance le pays dans des réformes libérales qui désintègre la faible popularité d’une droite déjà engluée dans des affaires. Le gouvernement Raffarin devient alors le plus impopulaire de la V° république faisant presque oublier le gouvernement Juppé, autre créature azimutée de la Chiraquie… Dans cette débâcle qui débouchera sur le désastre des élections régionales, N. Sarkozy ne fait rien et ne peut rien. Il sombre avec le bateau ivre de Raffarin en s’agitant sur les questions de sécurité. S’inspirant déjà de méthodes de communication américaines, il gesticule sur tous les media (où il compte des amis personnels comme Balladur, jadis) dès que l’actualité le lui permet.

Ainsi depuis 2002, il sature les ondes dès qu’un fait divers lui donne l’occasion de répéter les mêmes banalités entre deux mouvements de menton[2]. Au début, ce ton sévère et cette apparente fermeté fonctionnent, mais cinq ans après, tout le monde s’est rendu compte qu’il ne veut (ou ne peut) rien faire. Grand bourgeois, il se moque totalement des banlieusards et lance les barques sous-équipées de la police contre la marée montante de la délinquance. Le ministre n’est pas idiot, il sait bien que le niveau de criminalité est lié à l’économie. Comment réduire la délinquance sans réduire le chômage ? Comment contrôler les trafics quand les traités européens ouvrent les frontières ? Bref, des policiers jeunes, mal formés et sans moyens sont utilisés dans des opérations spectaculaires qui n’ont aucune efficacité sinon celle de faire la publicité d’un ministre[3] qui, au fil des années, ne sait plus comment cacher son sinistre bilan. Le Monde publie le 20 décembre 2006, un article expliquant que non seulement la délinquance ne baisse pas, mais qu’elle est triplement sous évaluée par le ministère[4].

Mal conseillé ou totalement irresponsable, N. Sarkozy a même fini par provoquer des violences pour mieux apeurer les braves gens. Ce fut le cas lors des émeutes de 2005 où il ne su qu’exagérer et mentir quand il accusa des « barbus » d’être derrière ces violences. Il ne pouvait ignorer à quel point il était dans l’erreur et publia même sur le site du ministère de l’Intérieur une « fatwa » appelant (sans succès d’ailleurs) à la fin des violences...

Pourtant, il entretient des relations plus que bonnes avec les organisations religieuses les plus suspectes.

Islamo-conservateurs de l’UOIF, juifs orthodoxes ou sectes protestantes « évangéliques », N. Sarkozy promet à ces éminents progressistes de « dépoussiérer » la loi de 1905, c'est-à-dire de la liquider et de subventionner sur fonds publics des lieux de culte. De même son représentant à la commission parlementaire de lutte contre les sectes a défendu contre toute attente les Témoins de Jéhova. Rappelons que cette « église » déclare peser 250 000 personnes, donc 250 000 électeurs.

Pour lui la France n’est pas une République de citoyens, mais une juxtaposition anglo-saxonne de « communautés ». Ainsi, pour satisfaire une imaginaire communauté islamique il nomma un préfet non pas sur compétence, mais parce qu’il était musulman[5]. Indifférence de l’opinion, échec de la politique.

Même stratégie en Corse : pour s’allier les milieux nationalistes, il reprit l’idée anti-républicaine de « statut de la Corse » à Jospin. Même combine, même échec : les citoyens corses dirent NON par référendum[6] à ce projet qui ne résolvait aucunement les problèmes de l’île. Non content de ces échecs il tente d’acheter des voix « exotiques » en parlant de discrimination positive… Autre idée étrangère, antirépublicaine et, surtout, franchement impopulaire.

 

Sur la sécurité, le bilan du ministre est sans appel, sur les questions de sociétés, il n’arrive même pas à fidéliser des organisations communautaires dont se méfient les dites « communautés » et il propose la fin de la loi de 1905 alors qu’un consensus écrasant veut la préservation de cette loi par tous partis politiques confondus, FN compris. Comment un tel looser pourrait devenir, du premier coup, président de la République ?

 

 

  1. Bush ou Blair ?

 

Depuis quelques années déjà N. Sarkozy (comme à l’époque de Balladur où il ne comprit pas son échec) est coupé des réalités. A force de fréquenter des grands oligarques de France et d’ailleurs, il finit par tomber du côté où il penche : du côté de Bush et de Blair.

Là aussi, le handicap est énorme : comment se faire élire président dans un pays qui est le plus rétif du monde au libéralisme et à l’impérialisme ? Malgré le croupissement libéral de la « droite » et la « gauche » française, jamais les politiciens n’ont osé aller aussi loin et aussi vite que Thatcher, Reagan, Blair ou Bush. Sur les questions fiscales, économiques et internationales les élus se cachent derrière les traités européens (qu’ils ont soutenus) pour imposer aux Français des « réformes » qui engraissent les gros et font crever les petits. Avec Sarkozy, pas de demi-mesure : jusqu’à une période récente il s’exprima sur ces questions  comme un vulgaire boutiquier inculte et égoïste parlant de « rupture ». Or, sentant que la population rejette autant ses rapports avec Bush que son libéralisme simpliste, il a dû tempérer ses discours, ainsi le programme législatif de l’UMP ignore l’abolition de l’ISF, mais ses silences stratégiques ne trompent absolument personne, en effet, Sarkozy souhaite toujours publiquement la fin des droits de succession.

Sur le plan intérieur, il s’inspire de Bush et Blair alors même que ces deux-là ont échoué chez eux. De même, Berlusconi en Italie ou Merkel en Allemagne, ne font pas rêver les Français. Les modèles de Sarkozy sont donc davantage des problèmes que des solutions pour son électorat car, rappelons-le, se présenter à toute la France ne revient pas à se présenter dans ce ghetto de millionnaires qu’est Neuilly.

Il a beau faire, il ne sait rallier que des représentants de ce que la bourgeoisie française a créé de pire : l’escroquerie (B. Tapie), le racisme BCBG (P. Sevran), le rappeur parvenu (Doc Gynéco), l’évasion fiscale (JP Smet) et dernier venu dans cette dream team B. Kouchner comme pro-américain supplémentaire. A ce sujet la dernière visite du ministre de l’Intérieur aux Etats-Unis est donc très mal passée en France en général et plus encore dans son propre électorat où les souvenirs de l’épopée gaulliste sont encore parfois vivaces. Ce fut le cas quand J. Chirac refusa d’aider Bush dans son invasion de l’Irak en 2003. Sur ce sujet où la France avait raison, Sarkozy multiplie depuis lors les signes de son opposition à la ligne officielle de la France.

 

  1. Jospinite aiguë

Mais la défaite de Sarkozy ne serait pas certaine s’il n’était pas dans la situation de L. Jospin en 2002. En effet, outre un bilan plus que douteux et sorti de modèles pour le moins étrangers à la République française, le candidat des grands patrons a un handicap plus important encore : la division de son propre camp. Comme son ex-mentor Balladur en 1995, il traîne des casseroles sans nombre, et surtout il a contre lui une guérilla interne à la droite. Révélée par l’affaire Clearstream mais qui dure depuis bien des années, les chefs de la Chiraquie sont décidés non à gagner en 2007 (à l’impossible nul n’est tenu), mais à faire perdre celui qui est encore vu comme un traître et qui multiplie régulièrement les insultes envers le président Chirac. Si les opportunistes sont intéressés à rester au pouvoir avec Sarkozy, d’autres sont déjà sortis du bois non pas pour débattre d’idées dans des « forum », mais bien pour parasiter la candidature de Sarkozy : JL Debré, MA Marie, D. de Villepin sont depuis des années les complices des petites et des grandes affaires de la Chiraquie et savent bien qu’ils n’ont rien à attendre d’une victoire du ministre de l’Intérieur, sinon une épuration en règle. Comme Chirac en 1981, ils préfèrent nettement la défaite humiliante du traître…

Dans l’électorat de droite, cette guerre interne et sordide va faire perdre des milliers de voix au candidat principal. Villiers et surtout Bayrou vont fragmenter la droite comme les Verts, la LCR et le PRG ont divisé la « gauche » en 2002… On connaît la suite, Jospin fut autant victime de sa politique anti-sociale et européenne que des divisions de l’électorat dit « de gauche ».

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Assez médiocre politicien, mais tellement bien financé qu’il peut se payer des experts et des complicités médiatiques, Sarkozy sait bien ce qui est écrit plus haut. Un an après son ton mussolinien sur les banlieues, il réalise que c’est toute la population de ces quartiers (soit environ 10 % de nos compatriotes) qui s’est sentie insultée et nullement protégée par une police en effectifs suffisants uniquement dans les beaux quartiers. De plus, le monde du travail et la fonction publique qui ont massivement voté contre la droite aux Régionales et NON au sujet de la constitution européenne ne sont nullement prêts à plébisciter le candidat le plus libéral et le plus antipathique de la droite. Plus que jamais les gesticulations de Sarkozy alimentent le vote Le Pen et ne le dégonflent pas. Cette situation périlleuse face à une gauche qui tente de faire oublier son euro-libéralisme et qui achète les petits candidats (le PRG, Chevènement, etc.) pousse notre mini George Bush à tempérer son discours ce qui donne lieu à d’acrobatiques argumentations qui, parfois, culminent à la critique des « patrons voyous », au rejet du libéralisme sans frein, ou encore au logement des milliers de SDF « s’il est élu », etc. On passe de la « rupture » à la « rupture tranquille », grossière manip qui donne toujours du boulot aux chansonniers ! Bien sûr, cette tentative tardive de correction d’une image et d’un discours peu compatibles avec l’esprit français ne dupera personne, sinon ses amis des médias, qui, en le peoplisant le desservent, car dans ce domaine comme dans d’autres, le plus est l’ennemi du mieux.


[1] Rappelons les européennes de 1999 où la liste Villiers / Pasqua dépassa celle du RPR menée par N. Sarkozy, mais aussi les régionales en mars 2004 et le référendum de mai 2005…

[2] Sur la violence dans les stades, il condamne solennellement les violences et promet d’agir. C’est la troisième fois depuis 2002 qu’il promet de régler la question.

[3] Les exemples de « coups » sont légion comme à la Courneuve (juin 2004) où des dizaines de policiers interviennent après la mort d’un enfant lors d’une fusillade entre bandes rivales. Il s’agit de nettoyer la cité au karsher. Les policiers ne trouvent absolument rien et ne reviennent pas.

[4] http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-847543@51-811453,0.html

[5] Janvier 2004

[6] 6 juillet 2003 : 51 % de NON