26.09.2009
HYPOTHESES sur la sexualité humaine

Pascal Picq dernièrement (http://quefaire.e-monsite.com/rubrique,le-sexe-l-homme-et...) et quelques autres avant lui se posent des questions sur l'origine de la sexualité humaine. En effet, si nous pensons connaître assez bien la sexualité actuelle (sorti de quelques blocages politiques et culturels) nous n'arrivons nullement à expliquer, dans une perspective évolutionniste, l'histoire de nos comportements sexuels. En effet, les mœurs et surtout les aléas de l'histoire de nos lointains ancêtres nous amènent à des questions sans réponse.
Par exemple à quoi sert l'orgasme féminin ? Longtemps nié, même par les premiers scientifiques, il est pourtant d'une évidente réalité. De même l'homosexualité est-elle une exception humaine ? Une « anomalie » comme le disait Freud ? Ou au contraire un comportement parmi d'autres de la sexualité humaine ?
De même l'organisation de la famille fut-elle à l'origine polygame, monogame ou autre ?
Et qu'en est-il de l'infidélité ? Erreur comportementale/sociale ou solution pour diffuser les gènes ?
Les réponses à ces questions nous amènent à manier les concepts de nature et de culture.
La suite : http://quefaire.e-monsite.com/rubrique,hypotheses-sur-la-...
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10.07.2009
Emprunt OBLIGATOIRE d’EDF

EDF, une société capitaliste comme les autres...
Un taux de rémunération de 4,5 % ça ne se refuse pas par les temps qui courent ? Surtout si le placement est sûr, non ?
C’est l’attrait de l’emprunt obligataire d’EDF. Les volontaires prêtent de l’argent à EDF qui rémunère le prêt à 4,5 % par an. Pas mal, non ?
EDF c’est l’entreprise chérie des Français, celle qui, pilotée par l’Etat a électrisé la France et octroyé à ses salariés des avantages sociaux inédits, une boite nationale qui a rendu la France indépendante du pétrole grâce à l’énergie nucléaire. Sa technologie et ses centrales s’exportent du reste assez bien.
Mais, au fait, pourquoi EDF a-t-elle besoin d’argent frais liquide ?
A dire vrai l’image de l’entreprise doit être révisée, depuis des années déjà le monopole d’Etat n’existe plus. Les funestes traités européens ont fini par briser le monopole et une myriade d’entreprises se battent pour prendre des clients à EDF qui, gérée comme une entreprise capitaliste comme les autres, fait des « investissements », c’est à dire achètent d’autres entreprises dans le but de faire monter les actions et les bénéfices. C’est le début de la fin du service public qui fournissait aux Français la même énergie, au même prix, avec des services bien peu rentables pour une société cotée en Bourse…
Aujourd’hui EDF est une société du CAC 40, embauche des salariés précaires, s’appuie sur des filiales gérées par des managers et a acheté le silence des syndicats en laissant les anciens salariés jouir d’avantages notables (notamment des actions à prix cassés) pendant que les nouveaux salariés travaillent comme dans le Privé.
Gérée Par des capitalistes EDF a exigé et obtenu des hausses continuelles du prix de l’électricité. Ccomme dans les pompes funèbres la mise en concurrence n’a jamais fait baisser les tarifs, peut-être ceux des gros consommateurs, mais pas votre facture ou la mienne.
En rachetant des entreprises partout dans le monde, en devant assurer des investissements industriels (pour la sécurité des centrales nucléaires et autres) EDF s’est considérablement endetté (plus de 20 milliards d’euros). Pour assurer une rentabilité minimum aux actionnaires la société réduit donc sa masse salariale (emplois précaires) et emprunte de l’argent aux Français. Le reste de la note est tombée cette semaine : le PDG d’EDF, toute honte bue comme pas mal de grands patrons, a exigé du gouvernement une hausse des tarifs de 20 % sur 4 ans.
L’emprunt EDF est donc OBLIGATOIRE pour tous les usagers qui, en payant encore plus cher leur énergie contribueront aux bonheur des actionnaires et des souscripteurs de l’emprunt à 4,5 %.
CQFD.
13:12 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : edf, emprunt, sexe
14.04.2008
les GANGS dans la vie américaine
11:24 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gangs, crips, bloods, usa, bush, sexe
16.09.2007
Qu'est-ce que le sarkozisme ?
l’impuissance
Passé l’émotion des élections présidentielles, il est temps d’analyser froidement ce qu’est le « sarkozisme ». Les 100 premiers jours de règne du tonitruant Nicolas donnent, à mon sens, le ton du quinquennat.
Au delà des effets d’annonce, des bruits de fond médiatiques et des jérémiades de la prétendue opposition, il est plus que nécessaire de comprendre ce qu’est N. Sarkozy, ce qu’il fera et surtout ce qu’il ne fera pas.
1. Au delà des mots
Sarkozy c’est avant tout une machine à bavarder.
Il a toujours fait ça depuis qu’il est entré en politique : son caractère le porte à utiliser un ton péremptoire et à mal cacher sa nervosité, conséquence d’un esprit complexé et peu cultivé, mais ce constat était surtout valable pour le candidat : très efficace dans la conquête des classes moyennes apeurées et dans l’hypnose des personnes âgées terrifiées par l’insécurité. Aidé par une candidate socialiste complètement nulle et sans intérêt il était relativement facile de gagner avec le soutien massif des grands patrons et des petits artisans, captés par une posture poujado-autoritaire.
Mais tout cela, ce n’était rien que des mots, des phrases, des slogans, une gymnastique médiatique en réaction aux événement de l’actualité.
Qu’en est-il une fois arrivé au sommet du pouvoir ?
Nul aujourd’hui n’ose comparer N. Sarkozy à J. Chirac, les deux hommes se haïssent trop et sont encore trop décalés pour être comparés, mais avec un peu de recul les débuts en fanfare de Sarkozy ressemblent à s’y méprendre à ceux de Chirac en 95. Même dans la conquête du pouvoir les parallèles ne manquent pas : confiscation du parti présidentiel, élimination des concurrents internes, discours populiste et confus, soutien des milieux patronaux… N. Sarkozy n’est que le nouveau PDG du capitalisme français, un gars bien payé et sans subtilité qui est là pour gérer la boutique dans le seul intérêt des actionnaires.
Il hérite d’une France qui a placé de trop grands espoirs en lui : avec une forte participation et un score honorable, Sarkozy est le nouveau Napoléon III, un faux « homme nouveau » chargé de concilier l’inconciliable, de gérer l’ingérable et d’étouffer les problèmes sociaux.
2. le mur de l’impuissance
Très justement inspiré par des transfuges de la galaxie républicaine (H. Gaino, M. Gallo) le candidat Sarkozy s’est taillé un costume de souverainiste accusant la Banque Centrale Européenne de plomber l’économie, l’école d’être incapable d’éduquer les jeunes et la justice de ne pas punir les délinquants, etc… Sans parti à même de parler un autre langage à Monsieur Tout-le-Monde, les gens se sont laissés bercés par ce discours en apparence sensé et autoritaire, c’était oublier naïvement que Sarkozy ministre n’a jamais fait autre chose qu’encourager l’Etat à être incapable : partisan des traités européens qui ligotent la France, il ne peut aujourd’hui faire autre chose que blablater face à une croissance française écrasée par la gestion de l’euro et les taux d’intérêt trop élevés. Son ralliement à l’adhésion de la Turquie à l’Europe (sur injonction américaine) est bien la preuve qu’il n’a aucune parole.
Habile bénéficiaire des émeutes de 2005, il ne sait que faire aujourd’hui face à la multiplication des violences urbaines que sa politique au ministère de l’intérieur n’a nullement limitée.
Militant pour la réduction des déficits il a aussi baissé les impôts (de ses amis millionnaires), dès lors comment concilier les deux objectifs ?
Pour réduire les déficits faut-il appauvrir une éducation nationale déjà mal en point ? Réduire les allocations familiales nécessaires à la natalité ? Embaucher moins de policiers ? Réduire la protection sociale en mécontentant les millions de vieux qui ont aussi peur de Ben Laden que d’Alzeimer ?
Coincé entre une société vieillissante en quête de sécurité sociale et légale et des traités européens qu’il encourage, Sarkozy ne fait, comme Chirac, que se perdre dans la soumission aveugle aux grandes puissances capitalistes, tout en aggravant son cas en s’affichant avec Bush. Sans doute espère-t-il que des attentats ou une guerre contre l’Iran repousse l’heure des comptes…
3. Concrètement
Très concrètement il va cumuler les « réformettes » sans grand intérêt, c’est à dire souvent aligner par le bas quelques acquis sociaux (régimes dits « spéciaux ») en appauvrissant encore un peu plus les classes moyennes tout en laissant une minorité d’oligarque capter les richesses. Autrement dit s’en prendre aux petits avantages pour encourager les gros privilèges.
Pour le reste, les petites économies trouvées ici et là n’arriveront pas à réduire les déficits qui trouvent leur cause non dans la mauvaise gestion étatique de l’économie, mais bien dans le chômage, la fraude, les taux d’intérêt trop élevés et l’énormité des dépenses de santé qui bénéficient d’abord à la France du 3° et 4° âge.
Payé pour ça et entouré de conseillers subventionnés et lèche-botte, il tentera de généraliser la précarité et les faibles salaires pour rendre l’économie française plus « compétitive », mais ce nouvel appauvrissement des gens ne réussira pas à compenser les taux d’intérêt trop élevés ou l’euro surévalué, les exportations françaises resteront à la traîne tandis que les revenus se tasseront irrémédiablement. Son idée de liquider les « rentes de situations » (pharmaciens et taxis par exemple) retournera contre lui les clientèles courantes de la droite. A part le surendettement quelle issue pour les travailleurs ? Le suicide ?
Avec une croissance bridée par l’Europe et les crises boursières américaines Sarkozy imitera Mitterrand et Chirac en combinant tous les jours des petits complots minables pour piéger les opposants du moment. Le pro-américanisme et la médiocrité de Royal ont déjà rallié à lui Kouchner et Besson. Leur sionisme commun a fait de Strauss-Kahn un nouvel agent des américains au FMI… Et après ?
Tout cela peut durer, vu la dépolitisation de la société, mais jusqu’à quand ?
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La France d’après sera comme celle d’avant : forte avec les faibles et faible avec les forts. Moitié Berlusconi, moitié Blair, Sarkozy n’apportera et ne résoudra rien, tout au plus aggravera-t-il son cas en participant à une guerre contre l’Iran, sans doute en la perdant.
Les seules très faibles marges de manœuvres dont il dispose, il n’en fait rien : c’est le cas de la « TVA sociale », bonne idée et bel outil si l’Etat garantit son application, mais croire que Sarkozy peut utiliser l’Etat à quelque chose de social, c’est penser qu’un cleptomane peut devenir un exemplaire vigile.
A bon entendeur…
15:54 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, politique, sexe
02.05.2007
La France d’après...
La France louis-sarkozienne
La réalité dépassera la fiction
En politique, rien n’est méprisable. Disraeli
Bien sûr le personnage ridicule de N. Sarkozy se prête plus à ce texte que S. Royal, mais quelque soit le résultat du 6 mai la réalité imaginée sera largement comparable. Malheureusement.
Que faut-il redouter chez N. Sarkozy ? Difficile de répondre, comme le dit son slogan digne d’une agence bancaire de province « tout est possible », surtout le pire.
A dire vrai, son électorat fait songer au fascisme italien des années 1920 : un mélange hétéroclite d’imbéciles heureux, de bourgeois libéraux avides et d’une masse de retraités qui ne servent plus à rien, qui ont peur de tout et dont la seule préoccupation est de se friper au soleil. On est tout de même loin des anciens combattants de la première guerre mondiale assassinant les militants de gauche ! Avec le fascisme italien il y avait au moins le culte de l’Etat, avec N. Sarkozy on aura un mélange de Berlusconi et de Blair avec un zeste de Bush pour la politique étrangère. Ça nous promet un humour très digne des années 50, surtout si les médias restent ces trucs serviles et puants. Gageons que N. Sarkozy fera un effort sur les costumes, ses gros nœuds de cravate vont mal vieillir… Sans pouvoir réel car volontairement soumis aux traités européens (qu’il renforcera) le président Sarkozy régnera comme Louis XIV sur sa cour : c'est-à-dire du haut de ses talonnettes et en triant sur le volet une masse de courtisans aussi infects que lui.
JUSTE L’ORDRE
Aussi inculte que ses électeurs (comme quoi il n’y a pas de hasard) il ne connaît que le libéralisme le plus niais qu’il appelle à usage des ignorants « le bon sens » : ainsi va-t-il simplement laisser faire le Marché. Notez bien que comme Thatcher il n’enverra les flics que quand c’est absolument nécessaire. Pourquoi payer ces fonctionnaires si les affaires ne sont pas entravées ? Grève de la faim, manifs, pétitions seront toujours légales, mais à condition de ne pas gêner le business. Service minimum et autres votes sur les grèves seront là pour que tout le monde prenne ses dispositions et que la compétitivité du pays ne soit pas entamée. En cas de coup dur il fera comme Reagan et Thatcher il laissera pourrir la situation avant de frapper un coup, sec et violent afin de ne pas trop se balladuriser.
TRAVAILLER PLUS POUR TRAVAILLER
Il « dégraissera » l’Etat auquel il ne comprend, de toute façon, pas grand-chose : la baisse général des impôts profitera aux plus riches et le démantèlement des services publics ne touchera que les loosers. De toute façon on n’attend déjà trop à La Poste et dans les hôpitaux mal gérés depuis des années par ses camarades de l’UMP ou du PS les gens resteront calmes. Faute d’alternative ils bougonneront un verre à la main entre deux victoires sportives : opportunément on se débarrassera des fonctionnaires chargés de dépister le dopage, ainsi on augmentera le nombre de médailles et on captivera les foules grâce au Tour de France le plus rapide de l’Histoire !
Bien sûr la baisse des revenus fiscaux et la baisse des dépenses sociales vont plonger dans une pauvreté encore plus grande les Français dits « fragiles ». Pour les handicapés et autres victimes du terrorisme (peu nombreux) on fera un effort réel et surtout très médiatique, pour les autres… on subventionnera toute une batterie de sectes sans oublier l’UOIF pour bien montrer qu’on n’est pas raciste. Mais pour la masse des vrais laisser pour compte on avisera : peut-être une légalisation du cannabis fera-t-elle émerger des milliers de nouveaux petits commerçants en banlieue, on veillera à ce que ce petit business très jeune soit duty free afin de ne pas parasiter le nouveau plan Borloo pour les banlieues. La suppression du SMIC et la fin du CDI va, de toute façon, « motiver » pas mal de faux chômeurs. Tout sera bon pour ne pas mourir de faim et continuer à s’endetter pour consommer. Alors se développeront des industries de service où la précarité sera reine. Fort logiquement ça ne suffira pas. Les origines métèques du président seront alors rappelées afin de décupler le tourisme et pourquoi pas suivre les bons exemples de l’Europe de l’est : Un tourisme sexuel bien encadré et bien localisé sera un formidable gisement d’emploi affirmera Laurence Parizeau.

Le MEDEF sera là pour garantir le caractère positif du retour des maisons closes sur l’emploi. Des ONG parrainées par Eric Besson garantiront la qualité des préservatifs et le consentement des filles. Devant les esprits chagrins le président Sarkozy rappellera que bien des prostituées préfèrent leur art au métier de « caissière ». Une agence de publicité fera une grande campagne pour recycler dans la prostitution volontaire et contractuelle les dizaines de milliers de caissières virées à cause des caisses automatiques. On n’arrête pas le progrès affirmeront les journaux de 13h00. Aux lycéennes sans talent et sans « excellence » on rappellera que la majorité sexuelle est à 15 ans et que des webcams sont à leur disposition. La gauche restera muette quand le président étendra cette solution aux homosexuel(le)s. Pour occuper Bernard Tapie on l’enverra représenter l’UMP à la Gay pride.

Pour les salaires on veillera, sur recommandations d’entrepreneurs de génie comme J. Halliday, à supprimer les contrats de travail. Trop compliqués et pénibles aux prud’hommes. Aux employeurs et employés de négocier.
Pour le choix des ministres le président aura soin de s’entourer de personnalités symboliques : pour cacher que les décisions ne se prennent plus à Paris mais dans les couloirs de la Commission Européenne on insistera sur le côté féminin, jeune et métissé du gouvernement : près à tout et bon à rien les ministres singeront les intellectuels qui ont rallié le candidat Sarkozy : de faux historiens comme Max Gallo répondront à de faux artistes comme Pascal Sevran sur fond de guigloeries animées par un Enrico Macias toujours aussi souriant.
Sur l’Education, pourquoi se faire des cheveux blancs : démerdez-vous ! Les collèges et lycées seront libres de choisir leurs élèves, leurs profs, leurs directeurs et voilà ! Les établissements sensibles se spécialiseront dans les « arts contemporains urbains » (rap), les sports de combat ou la culture sous serre tandis que les lycées de centre-ville développeront les prépa commerce international. Avec les baisses d’impôts les classes moyennes seront invitées si elles ne sont pas contentes à inscrire leurs enfants dans les établissements privés défiscalisés cela va sans dire.
Les étudiants seront moins nombreux (ils foutent rien c’est bien connu) car triés par des procédures et autres filtres où seuls les plus aisés et relationnés pourront s’imposer. Comme ça, même s’ils branlent rien ils ne coûteront rien à la collectivité dira l’ancien ministre C. Allègre au retour d’une conférence à Bankok.
La grosse affaire du quinquennat sera les retraites : certes des fonds de pension bien de chez nous régleront le problème en poussant ceux qui n’ont pas 70 ans à rester au boulot, mais pour les autres ?
Après une période de flottement où le président réalisera qu’il n’a pas les moyens de payer des retraites, il laissera les régions se démerder comme le suggère si justement l’Europe. Une loi de libéralisation de l’euthanasie permettra de substantielles économies. Les récalcitrants seront incités par S. Veil à s’occuper de leurs aînés. Des compagnies de crédit multiplieront les offres de financement à 15 % de taux d’intérêt, mais, qu’on se rassure les ministres du budget permettront de coupler ces nouvelles dettes avec les crédits à 50 ans. Interrogé par un journaliste téméraire sur ce surendettement des ménages le président affirmera que les gens sont bien libres et que l’essentiel est que l’Etat ne soit pas endetté.
Good morning Téhéran

Pour les guerres lointaines, notre président fera un effort pour aider les Etats-Unis et Israël, « pays amis ». Le président américain s’en félicitera en affirmant « qu’on a toujours besoin d’un plus petit que soit », ça fera rire dans le monde entier. Le président Sarkozy enverra des milliers de soldats, mais que des volontaires qui seront ainsi encouragés à ne pas rester chômeurs en France. Leur décès éventuel sera une façon de montrer la grandeur de la France et de préserver l’équilibre des régimes sociaux. En effet, la sécurité sociale sera privatisée : aux gens d’être « responsables » martèlera F. de Closets à la télé. Les remboursements seront pris en charge par des mutuelles et autres assurances privées déjà très introduites dans le système. Les publicitaires rivaliseront d’astuces pour attirer les nouveaux clients. Pour les cas graves on fera des avances avec des crédits à faible taux ainsi la sécurité sociale gardée pour la forme sera saine et excédentaire.
Incitées fiscalement à investir dans des fonds de pension européens les retraités de la classe moyenne seront priés de partir à la retraite plus tard et de préférence hors période de flou boursier.
Afin de faire baisser les salaires et donc généraliser l’activité on laissera des immigrés venir en France, mais en leur faisant signer des papiers comme quoi ils fileront dès qu’ils feront parler d’eux. Une façon d’opposer les travailleurs entre eux et de faire baisser les salaires en accord avec la directive Bolkenstein. Antiraciste le président et son équipe accueilleront des ingénieurs algériens, des informaticiens indiens, des prostituées russes qui ont pour mission de stimuler l’initiative et le moral des Français.
Pour la forme, on expulsera quelques africains vraiment très fainéants ou opportunément polygames.
Endettez-vous
Finalement qu’est-ce qui changera ?
Les pauvres seront plus pauvres et donc plus manipulables, le FN les ayant accoutumé depuis 20 ans à se tromper de colère.
Les riches seront de plus en plus riches : rentiers, héritiers et autres barons voleurs comme N. Forgeard seront chez eux partout, surtout dans les medias opportunément épurés par sa majesté. Interrogé au sortir des "Visiteurs 12" Christian Clavier dira que : "ça a toujours été comme ça depuis toujours"
Finalement, les classes moyennes seront les dindons de cette farce thatchérienne : malgré quelques baisses d’impôts, ils devront s’endetter toujours plus pour rester propriétaires de leur pavillon de banlieue, se payer des signes extérieurs de richesses (sex toys, voyages, écrans plats, abonnements divers…). Là aussi le « modèle » est anglo-saxon : prêt à 50 ans, forts taux d’intérêt, crédits à la consommation sans condition mais à 15 %, incitation aux prêts étudiants, etc. C’est magique pour sa majesté : des classes moyennes seront comme les hamsters dans leur cage : enfermés dans les dettes et forcés à faire du surplace dans leur roue pour se donner l’illusion qu’ils avancent. Surendettés ils seront sages et s’écraseront quand leur patron physique ou actionnarial leur en demandera plus en échange de moins.
Saint Forgear priez pour eux !
13:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, royal, dette, sexe, prostitution
08.02.2007
QUI était vraimment S. HUSSEIN ?
Une interview de G. Munier sur l'ancien président irakien
http://que-faire.info/Principal/MortSaddam.htm#haut
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21.01.2007
les conseils boursiers de Terouga
I. Une société impériale
Vivons-nous dans une société impériale ?
Même si comparaison n’est pas raison en matière historique il y a quand même des éléments troublants.
A dire vrai, quand on peut étudier les puissants et les possédants de nos « démocraties de marché » on ne peut que compter les preuves que les sociétés occidentales de ce début de XXI°s ressemble plus à la république romaine « décadente » qu’à la France de l’immédiat après guerre.
Comme à la fin de la république romaine[1] une poignée de sénateurs immensément riches et puissants influencent la vie de millions de citoyens éloignés par mille ruses des décisions politiques.
En théorie les Romains vivaient dans une république. Des luttes sociales féroces avaient poussé les patriciens[2] à accepter quelques réformes démocratiques. Comme la France des 200 familles avaient fini par laisser le CNR[3] rénover la France dans un sens très nettement social et anti-libéral.
Or, quand Rome développa son empire et accumula des territoires et des richesses inouïes[4] pour l’époque le vieux système psuedo-démocratique se trouva totalement dépassé : nouveaux riches et généraux victorieux finirent par faire éclater le système en instrumentalisant les conservateurs du Sénat[5] et les révolutionnaires de la plèbe. De nos jours, les puissances capitalistes dirigent l’entreprise France comme ils dirigent les multinationales du CAC 40. Depuis 20 ans petits et grands dirigeants sont des pions aux mains des trusts ou des « institutions internationales » qui leur servent de paravent.
Tout comme à l’époque des Romains la liberté d’expression existe, mais hors des grands media elle se résume à une syllabe murmurée dans le brouhaha des ondes.
Les riches et les puissants, les vrais, ceux qui possèdent les richesses sont indéboulonnables et au dessus des lois. La république romaine changeait souvent de dirigeants formels (les consuls), des procès retentissants servaient d’armes entre oligarques rivaux, mais les vrais maîtres de Rome étaient dans l’ombre des villae luxueuses et les décisions cruciales étaient votées au sénat mais préparées entre deux orgies loin des regards citoyens. Là aussi la ressemblance est troublante.
Jeunes ou salariés qui manifestent contre un libéralisme sans pitié ? Ils sont vite la cible de « casseurs » plus pauvres qu’eux et assurément plus violents que les CRS. A Rome, des gladiateurs esclaves sont souvent recrutés pour punir et casser les citoyens trop révoltés par la caricature de république où ils vivent. Et pour calmer les esprits on distribue aux frais de l’Etat des portions de blé permettant de ne pas mourir de faim. On reconnaît là l’ancêtre de notre RMI… Et pour éviter toute explosion qui pourrait devenir révolutionnaire les oligarques romains utilisent une petite partie de leurs richesses personnelles pour financer des fêtes et des jeux visant à distraire agréablement le peuple tout en faisant une publicité démesurée à l’homme politique en question.
Orgies sexuelles, gadgets exotiques et richesses issues du commerce international rythment la vie d’une minorité de puissants qui salarient des esclaves de toutes compétentes chargés de les distraire ou de gérer le bon peuple qui est partagé entre les inégalités béantes qu’il subit et la fascination pour une société mondialisé globalement plus riche.


II. Accumulation et déclin
L’énorme problème de la Rome antique est dans la non redistribution de cette richesse impériale. La Rome des origines était bien plus pauvre, mais chacun avait une part du gâteau : quand Rome battait une ville voisine l’armée composée alors des citoyens (généralement des petits paysans) se partageaient le butin et revenaient à leurs activités civiles. L’écart de richesse entre les sénateurs et la masse des citoyens était très important mais modeste au regard des différences qui allaient se développer à l’époque de J. César.
En effet, dès qu’une source de plue value échappe à la puissance publique (et aux impôts) ces richesses s’accumulent dans des mains qui finissent par devenir aussi peu nombreuses qu’incontrôlables. Aux Etats-Unis comme en Europe qui surveillent les fonds de pension ? Qui peut prévoir ou dénoncer leur comptabilité obscure ? Personne. La mondialisation permet de faire des bénéficies aux Etats-Unis, gérer la comptabilité en Inde et distribuer les dividendes aux actionnaires aux Bahamas. Rajoutez à cela que les hommes politiques sont personnellement et financièrement liés à ce capitalisme et vous obtenez une situation aussi bloquée qu’à Rome : plus l’élite s’enrichissait plus le reste de la population subissaient une paupérisation réelle.
Ce que l’on sait du marché de l’immobilier romain au I° s av JC va dans ce sens : une poignée de puissants[6] achetait à bas prix des logements appartenant à des citoyens modestes pour revendre ou extorquer des loyers énormes. Même phénomène de concentration à la campagne où le citoyen paysan se trouve vite dépossédé par des grands propriétaires terriens. Les frères Gracques qui tenteront en 133 et 123 av JC de corriger cette situation scandaleuse seront proprement massacrés par des hommes de mains du Sénat.
Ainsi la république romaine est-elle morte d’une accumulation désordonnée de richesses qui se sont cumulées dans trop peu de mains.
Logiquement une société qui s’enrichie globalement devrait vivre mieux, or, il faut des conditions très précises pour qu’une phase de croissance ne vienne pas totalement désorganiser la société. Certains pays d’Amérique du sud ou d’Afrique affichent des taux de croissance économique très bons (de l’ordre de 5 ou 10 % par an), mais la réalité vécue par les populations locales est sinistre. Pourquoi ? Quand l’Etat est faible et la population désorganisée politiquement l’argent ne fait que transiter dans le pays pour finir dans des banques occidentales sans même être taxé et sans profiter aux « vrais gens » de ces pays[7].
La France et l’Occident en général continuent de produire des richesses phénoménales, mais depuis la mutation libérale du capitalisme l’argent échappe aux travailleurs et à l’Etat. Historiquement c’est généralement ce modèle qui s’applique : quand Rome s’est nourri de son empire les richesses pillées à l’étranger ne sont pas venues se partager équitablement entre les citoyens romains, mais uniquement dans quelques réseaux militaires et financiers. Dès lors, à quoi bon être citoyen puisque le vote ou la manifestation politique ne sert plus à rien ?
En Occident ces inégalités nous choquent. Nous ne sommes plus habitués à associer création de richesses et misère rampante. Pourquoi ? A dire vrai, nous sommes encore formatés par la « civilisation de l’après-guerre » où les richesses créées ont été effectivement redistribuées à la population via des services publics nouveaux et performants. Or cette phase d’enrichissement à la fois général et global a été une exception temporaire et isolée dans l’histoire humaine. Les deux guerres mondiales ont entraîné le keynésianisme et le mouvement communiste international, ils ont été des barrières très dures pour le capitalisme, or, dès que ces verrous ont sauté la tendance naturelle du capitalisme à se concentrer et à se financiariser est revenue avec une violence égale aux capitaux engagés. 30 ans d’enrichissement et l’absence de guerre ont fait des pays développés des coffres-forts dont les Etats avaient la clé. Il suffisait aux capitalistes de circonvenir les politiciens afin de mettre la main sur le pactole. L’exemple le plus caricatural reste celui de la Russie post-soviétique où maffias russes et libéraux anglo-saxons ont pillé totalement et sans pitié la population et les richesses du pays. Eltsine faisant finalement pire que Thatcher.
Aujourd’hui Français les Occidentaux en général subissent cette mutation du capitalisme : enrichissement via l’exploitation d’innovations technologiques et exacerbation des inégalités entre ceux qui sont dans le système et ceux qui sont en dehors. Dans les bons réseaux on a les actionnaires, les patrons moyens et grands et tout ceux qui bénéficient de la baisse des salaires et de la dissolution des frontières (pour délocaliser les productions à forte main d’oeuvre ou partir en vacances). Cette minorité de privilégiés habitent dans les meilleurs quartiers, les paradis fiscaux ou les gatted communauties de certains pays pauvres. A l’extérieur on trouve les loosers du système financier : ouvriers, jeunes sans qualification, petits actionnaires d’entreprises ruinées (comme eurotunnel), petits paysans, banlieusards sans imagination, etc. Bref, la volonté de privatiser les derniers services publics pousse les politiciens à sous-financer hôpitaux et écoles primaires ce qui bien logiquement mécontente la population et accélèrent encore la tendance à « gérer autrement » les services publics. Dernier essai international de libéraliser et donc décupler les profits privés : la « constitution européenne » rédigée par une poignée de libéraux et imposée aux peuples de l’Union Européenne. Le vote NON des Français et des Hollandais ne semblent nullement troubler les capitalistes qui ont le temps pour eux. En effet, le capitalisme est immortel, les peuples eux, sont plus vulnérables et plus faciles à tromper : le racisme, le communautarisme, la démagogie de Sarkozy ou les mensonges de Royal sont là pour tromper les braves gens qui se doutent bien qu’on les arnaque, mais qui ne savent plus vers qui se tourner pour restaurer un minimum de socialisme car l’Etat n’étant plus au service de la population mais au service de quelques hauts fonctionnaires.
On arrive à une fragmentation de la société en sectes et tribus rivales. Diviser pour régner, une formule magique pour les puissants. Dans le paysage syndical FO puis aujourd’hui la CFDT servent à ça : parasiter la toute puissance de la CGT jadis incarnation de cette volonté populaire de tolérer les riches mais à condition de les faire payer. « Faites payer les riches ! » fut longtemps le slogan / solution du PCF. Aujourd’hui la CGT est intégrée dans le « syndicalisme européen » et le PCF court après les libéraux du PS pour survivre politiquement.
Les masses inorganisées, trompées, hypnotisées par les paillettes médiatiques de la fête libérale sont réduites à des coups inattendus en guise de résistance : éviction des sortants, votes populistes, manifestations, grèves de fonctionnaires… Autant de petites victoires qui ne mènent qu’à davantage de défaites quotidiennes.


III. 1913 ou 1788 ?
Le meilleur des mondes libéraux n’existe pas.
Jamais l’Humanité ne se résoudra à devenir un troupeau de consommateurs serviles et pornographiques. En effet, l’Homme est un animal social qui s’adapte à bien des calamités, mais qui, collectivement, sait résister et changer sa destinée. Néanmoins, malgré l’exemple de la révolution russe et du bolchevisme aucune « vraie » révolution n’a jamais inversé l’histoire humaine : la tendance de fond reste la même : production et accumulation de richesses et augmentation de la population. La Rome impériale comme le capitalisme du XIX°s se sont disloqués sous le poids de leurs propres contradictions, mais cela n’a mené à aucun paradis terrestre ni à aucune révolution mondiale, non, l’empire romain a débouché sur la nuit féodale et le XIX°s industriel a directement pris fin dans les tranchées de Verdun, lesquelles entraînant le bolchevisme (mélange d’étatisme et de modernisme brutal) et le nazisme (cocktail de racisme belliciste et de nationalisme) idéologies tendant à mettre le capitalisme et la productivité au service de l’Etat (et de son tyran). Chacune à leur façon elles ont poussé les Hommes à encadrer le capitalisme ce qui a été réalisé avec succès à peine 30 ans avant que la machine ne se remette en marche avec, depuis peu, une phase d’accélération aussi inquiétante qu’incontrôlable.
Quand le point de rupture sera-t-il atteint ? Difficile à dire.
La dénatalité de l’Occident accélère le pourrissement de la situation et avec l’impossible financement des retraites qui tend à faire imploser les budgets sociaux de l’Etat. Là aussi, sans taxation des vraies richesses (qui échappent désormais aux Etats) aucune solution ne sera possible. Surtout pas une taxation nouvelle des salariés qui n’ont déjà pas assez de leurs salaires pour vivre et épargner.
L’immigration est une autre variable de l’équation : des masses d’immigrés pèsent sur les salaires et accélèrent la décomposition des nations en communautés concurrentes et rivales (modèle anglo-saxon), mais la fermeture des frontières est pire encore comme résultat un déclin démographique et culturel accéléré[8]. Mettre l’activité économique au service des Hommes et encourager une immigration proportionnelle aux besoins économiques et démographiques serait une solution, encore faudrait-il que le politique puisse avoir une influence réelle sur l’économie ce qui va à l’encontre du capitalisme international, des organisations économiques mondiales (OMC, FMI, etc.) et surtout des traités européens qui ligotent les nations et les citoyens.
Alors il reste donc au peuple des « coups » aussi médiatiques que surprenants comme les grandes manifestations de 1995 et 2003 en France ou des journées de grève générale en Italie et autres violentes journées contre le CIP ou le CPE… Partout l’étau du capitalisme et des traités libéraux étranglent les gens qui subissent une réalité qui se dégrade sans savoir vraiment quoi faire.
Coupés de toute réalité et de toute réflexion les partis traditionnels d’opposition se répètent sans guère d’originalité, c’est le cas des partis dits « d’extrême gauche ». Même chose à la droite de la droite où les post-pétainistes du FN et le néo-conservatisme de Villiers agrègent des mécontents à chaque élection, mais (heureusement !) sans pousser ces derniers à militer. D’ailleurs, les réseaux oligarchiques savent ponctuellement utiliser l’extrémisme de ces démagogues.
Plus que jamais bloquée la société subit des inégalités abyssales et en constante augmentation et chacun cherche la sortie dans la plus complète confusion[9]. La question sociale, la seule qui compte, est systématiquement détournée. C’est le risque du discours de Dieudonné qui fait glisser les questions sociales vers les questions identitaires. Que fait Le Pen sinon transformer les problèmes économiques en problèmes ethniques ?
L’enjeu, pour éviter des conflits internes et externes, est bel et bien de restaurer des barrières et des digues à l’économie. Sans volonté et outils politiques, rien ne sera jamais possible et les citoyens se verront déposséder de leur vote comme après le 29 mai 2005 où un message net des Français est resté sans suite par la faute des politiciens libéraux bien installés et par la médiocrité des soit disant « opposants ».
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La détérioration de la situation va donc se poursuivre, entrecoupée de brusques et courtes révoltes sociales, mais la tendance est bien à la fragmentation communautaire dans les sociétés impériales et aux guerres néo-coloniales à l’extérieur, histoire de maîtriser les richesses matérielles (matières premières) support de spéculations boursières toujours croissantes.Car c’est bien les bourses mondiales qui accumulent la richesse, cela entraînent des spéculations aussi irrationnelles que dangereuses : internet à la fin des années 90, l’immobilier aujourd’hui, biotechnologies demain… A chaque virage le système risque de dérailler, en attendant l’argent circule. Celui qui anticipe le prochain produit phare des marchés est millionnaire. Reste à savoir jusqu’à quand.
[1] I° siècle av JC
[2] les Romains les plus riches se présentant comme de haute lignée
[3] Conseil National de la Résistance, réunion de la résistance français (de toutes tendances politiques) qui créa dès 45 la sécurité sociale, les retraites par répartition, les services publics, etc.
[4] surtout après avoir battu l’empire carthaginois vers les années 200 av JC
[5] assemblée romaine réunissant les citoyens les plus riches, membres nommés à vie.
[6] Le plus connu de ces requins fut le général Crassus qui payaient des voyous pour mettre le feu à des appartements qu’il rachetait ensuite pour une bouchée de pain.
[7] Seul le Vénézuella de Chavez tente de faire l’inverse
[8] Création d’un ghetto ethnique comme la Sparte de l’antiquité qui disparut vite.
[9] Surendettement, dépression et chaos conjugal sont des « réponses » à cette situation.
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18.12.2006
AUTOPSIE de la candidature Sarkozy

AUTOPSIE de la candidature SARKOZY
Loin de l’auteur de ce texte l’idée de faire une différence de nature ou de culture entre Sarkozy et Royal. Tout vient à point à qui sait attendre et ceux qui me connaissent savent que je mets sur un strict pied d’égalité les deux têtes de gondole de l’UMPS. Comme il vocifère depuis plus longtemps et adopte un style plus tonitruant que Royal, Sarkozy a les honneurs de ces colonnes. Maire de la commune la plus riche de France, Neuilly-sur-Seine, ami des grands capitalistes français et internationaux, spécialiste des défaites électorales[1] et ministre depuis 2002, N. Sarkozy ose s’imposer non seulement au reste de la droite, mais aussi au pays tout entier en rêvant de remplacer son ex-mentor J. Chirac. Très mal parti vu le bilan de la droite depuis 2002 pour le second tour il pourrait bien, comme Jospin en 2002, ne pas passer le premier tour. Trois raisons convergentes l’handicapent au plus haut point. Cela expliquerait son récent changement de ton visant à mieux cacher ses idées.
- Le sinistre de l’intérieur
La droite française règne sans partage sur la France depuis les présidentielles de 2002, grâce à l’épouvantail Le Pen, J. Chirac qui a fait un score minable au premier tour (19 %) se trouve plébiscité au second (82 %). Or, au lieu de faire autre chose que de l’euro-libéralisme et de redresser la France, J. Chirac lance le pays dans des réformes libérales qui désintègre la faible popularité d’une droite déjà engluée dans des affaires. Le gouvernement Raffarin devient alors le plus impopulaire de la V° république faisant presque oublier le gouvernement Juppé, autre créature azimutée de la Chiraquie… Dans cette débâcle qui débouchera sur le désastre des élections régionales, N. Sarkozy ne fait rien et ne peut rien. Il sombre avec le bateau ivre de Raffarin en s’agitant sur les questions de sécurité. S’inspirant déjà de méthodes de communication américaines, il gesticule sur tous les media (où il compte des amis personnels comme Balladur, jadis) dès que l’actualité le lui permet.
Ainsi depuis 2002, il sature les ondes dès qu’un fait divers lui donne l’occasion de répéter les mêmes banalités entre deux mouvements de menton[2]. Au début, ce ton sévère et cette apparente fermeté fonctionnent, mais cinq ans après, tout le monde s’est rendu compte qu’il ne veut (ou ne peut) rien faire. Grand bourgeois, il se moque totalement des banlieusards et lance les barques sous-équipées de la police contre la marée montante de la délinquance. Le ministre n’est pas idiot, il sait bien que le niveau de criminalité est lié à l’économie. Comment réduire la délinquance sans réduire le chômage ? Comment contrôler les trafics quand les traités européens ouvrent les frontières ? Bref, des policiers jeunes, mal formés et sans moyens sont utilisés dans des opérations spectaculaires qui n’ont aucune efficacité sinon celle de faire la publicité d’un ministre[3] qui, au fil des années, ne sait plus comment cacher son sinistre bilan. Le Monde publie le 20 décembre 2006, un article expliquant que non seulement la délinquance ne baisse pas, mais qu’elle est triplement sous évaluée par le ministère[4].
Mal conseillé ou totalement irresponsable, N. Sarkozy a même fini par provoquer des violences pour mieux apeurer les braves gens. Ce fut le cas lors des émeutes de 2005 où il ne su qu’exagérer et mentir quand il accusa des « barbus » d’être derrière ces violences. Il ne pouvait ignorer à quel point il était dans l’erreur et publia même sur le site du ministère de l’Intérieur une « fatwa » appelant (sans succès d’ailleurs) à la fin des violences...
Pourtant, il entretient des relations plus que bonnes avec les organisations religieuses les plus suspectes.
Islamo-conservateurs de l’UOIF, juifs orthodoxes ou sectes protestantes « évangéliques », N. Sarkozy promet à ces éminents progressistes de « dépoussiérer » la loi de 1905, c'est-à-dire de la liquider et de subventionner sur fonds publics des lieux de culte. De même son représentant à la commission parlementaire de lutte contre les sectes a défendu contre toute attente les Témoins de Jéhova. Rappelons que cette « église » déclare peser 250 000 personnes, donc 250 000 électeurs.
Pour lui la France n’est pas une République de citoyens, mais une juxtaposition anglo-saxonne de « communautés ». Ainsi, pour satisfaire une imaginaire communauté islamique il nomma un préfet non pas sur compétence, mais parce qu’il était musulman[5]. Indifférence de l’opinion, échec de la politique.
Même stratégie en Corse : pour s’allier les milieux nationalistes, il reprit l’idée anti-républicaine de « statut de la Corse » à Jospin. Même combine, même échec : les citoyens corses dirent NON par référendum[6] à ce projet qui ne résolvait aucunement les problèmes de l’île. Non content de ces échecs il tente d’acheter des voix « exotiques » en parlant de discrimination positive… Autre idée étrangère, antirépublicaine et, surtout, franchement impopulaire.
Sur la sécurité, le bilan du ministre est sans appel, sur les questions de sociétés, il n’arrive même pas à fidéliser des organisations communautaires dont se méfient les dites « communautés » et il propose la fin de la loi de 1905 alors qu’un consensus écrasant veut la préservation de cette loi par tous partis politiques confondus, FN compris. Comment un tel looser pourrait devenir, du premier coup, président de la République ?
- Bush ou Blair ?
Depuis quelques années déjà N. Sarkozy (comme à l’époque de Balladur où il ne comprit pas son échec) est coupé des réalités. A force de fréquenter des grands oligarques de France et d’ailleurs, il finit par tomber du côté où il penche : du côté de Bush et de Blair.
Là aussi, le handicap est énorme : comment se faire élire président dans un pays qui est le plus rétif du monde au libéralisme et à l’impérialisme ? Malgré le croupissement libéral de la « droite » et la « gauche » française, jamais les politiciens n’ont osé aller aussi loin et aussi vite que Thatcher, Reagan, Blair ou Bush. Sur les questions fiscales, économiques et internationales les élus se cachent derrière les traités européens (qu’ils ont soutenus) pour imposer aux Français des « réformes » qui engraissent les gros et font crever les petits. Avec Sarkozy, pas de demi-mesure : jusqu’à une période récente il s’exprima sur ces questions comme un vulgaire boutiquier inculte et égoïste parlant de « rupture ». Or, sentant que la population rejette autant ses rapports avec Bush que son libéralisme simpliste, il a dû tempérer ses discours, ainsi le programme législatif de l’UMP ignore l’abolition de l’ISF, mais ses silences stratégiques ne trompent absolument personne, en effet, Sarkozy souhaite toujours publiquement la fin des droits de succession.
Sur le plan intérieur, il s’inspire de Bush et Blair alors même que ces deux-là ont échoué chez eux. De même, Berlusconi en Italie ou Merkel en Allemagne, ne font pas rêver les Français. Les modèles de Sarkozy sont donc davantage des problèmes que des solutions pour son électorat car, rappelons-le, se présenter à toute la France ne revient pas à se présenter dans ce ghetto de millionnaires qu’est Neuilly.
Il a beau faire, il ne sait rallier que des représentants de ce que la bourgeoisie française a créé de pire : l’escroquerie (B. Tapie), le racisme BCBG (P. Sevran), le rappeur parvenu (Doc Gynéco), l’évasion fiscale (JP Smet) et dernier venu dans cette dream team B. Kouchner comme pro-américain supplémentaire. A ce sujet la dernière visite du ministre de l’Intérieur aux Etats-Unis est donc très mal passée en France en général et plus encore dans son propre électorat où les souvenirs de l’épopée gaulliste sont encore parfois vivaces. Ce fut le cas quand J. Chirac refusa d’aider Bush dans son invasion de l’Irak en 2003. Sur ce sujet où la France avait raison, Sarkozy multiplie depuis lors les signes de son opposition à la ligne officielle de la France.
- Jospinite aiguë
Mais la défaite de Sarkozy ne serait pas certaine s’il n’était pas dans la situation de L. Jospin en 2002. En effet, outre un bilan plus que douteux et sorti de modèles pour le moins étrangers à la République française, le candidat des grands patrons a un handicap plus important encore : la division de son propre camp. Comme son ex-mentor Balladur en 1995, il traîne des casseroles sans nombre, et surtout il a contre lui une guérilla interne à la droite. Révélée par l’affaire Clearstream mais qui dure depuis bien des années, les chefs de la Chiraquie sont décidés non à gagner en 2007 (à l’impossible nul n’est tenu), mais à faire perdre celui qui est encore vu comme un traître et qui multiplie régulièrement les insultes envers le président Chirac. Si les opportunistes sont intéressés à rester au pouvoir avec Sarkozy, d’autres sont déjà sortis du bois non pas pour débattre d’idées dans des « forum », mais bien pour parasiter la candidature de Sarkozy : JL Debré, MA Marie, D. de Villepin sont depuis des années les complices des petites et des grandes affaires de la Chiraquie et savent bien qu’ils n’ont rien à attendre d’une victoire du ministre de l’Intérieur, sinon une épuration en règle. Comme Chirac en 1981, ils préfèrent nettement la défaite humiliante du traître…
Dans l’électorat de droite, cette guerre interne et sordide va faire perdre des milliers de voix au candidat principal. Villiers et surtout Bayrou vont fragmenter la droite comme les Verts, la LCR et le PRG ont divisé la « gauche » en 2002… On connaît la suite, Jospin fut autant victime de sa politique anti-sociale et européenne que des divisions de l’électorat dit « de gauche ».
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Assez médiocre politicien, mais tellement bien financé qu’il peut se payer des experts et des complicités médiatiques, Sarkozy sait bien ce qui est écrit plus haut. Un an après son ton mussolinien sur les banlieues, il réalise que c’est toute la population de ces quartiers (soit environ 10 % de nos compatriotes) qui s’est sentie insultée et nullement protégée par une police en effectifs suffisants uniquement dans les beaux quartiers. De plus, le monde du travail et la fonction publique qui ont massivement voté contre la droite aux Régionales et NON au sujet de la constitution européenne ne sont nullement prêts à plébisciter le candidat le plus libéral et le plus antipathique de la droite. Plus que jamais les gesticulations de Sarkozy alimentent le vote Le Pen et ne le dégonflent pas. Cette situation périlleuse face à une gauche qui tente de faire oublier son euro-libéralisme et qui achète les petits candidats (le PRG, Chevènement, etc.) pousse notre mini George Bush à tempérer son discours ce qui donne lieu à d’acrobatiques argumentations qui, parfois, culminent à la critique des « patrons voyous », au rejet du libéralisme sans frein, ou encore au logement des milliers de SDF « s’il est élu », etc. On passe de la « rupture » à la « rupture tranquille », grossière manip qui donne toujours du boulot aux chansonniers ! Bien sûr, cette tentative tardive de correction d’une image et d’un discours peu compatibles avec l’esprit français ne dupera personne, sinon ses amis des médias, qui, en le peoplisant le desservent, car dans ce domaine comme dans d’autres, le plus est l’ennemi du mieux.[1] Rappelons les européennes de 1999 où la liste Villiers / Pasqua dépassa celle du RPR menée par N. Sarkozy, mais aussi les régionales en mars 2004 et le référendum de mai 2005…
[2] Sur la violence dans les stades, il condamne solennellement les violences et promet d’agir. C’est la troisième fois depuis 2002 qu’il promet de régler la question.
[3] Les exemples de « coups » sont légion comme à la Courneuve (juin 2004) où des dizaines de policiers interviennent après la mort d’un enfant lors d’une fusillade entre bandes rivales. Il s’agit de nettoyer la cité au karsher. Les policiers ne trouvent absolument rien et ne reviennent pas.
[5] Janvier 2004
[6] 6 juillet 2003 : 51 % de NON
18:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, 2007, sexe
18.11.2006
Votez Royal ! Votez La Redoute !
Qui peut s'étonner du sacre de S. Royal ?
Sûrement pas les gens qui conaissent un peu le PS. En effet, depuis bien des années déjà les derniers éléments populaires et prolétariens du parti ont été poussés dehors, sont partis dégouttés ou ont été virés proprement.
Quand on sait que la fédération de Paris est la plus importante fédération de France au PS on a une idée de la composition sociologique de ceux qui ont voté Royal : une engeance de petits bourgeois arrogants, de bobos sûrs d'eux et d'arrivistes en cheville avec la mairie. Et encore, ceux-là ont préféré l'atlantiste Strauss...
Avec la victoire de S. Royal, c'est avant tout la victoire des sondages, c'est à dire la victoire du VIDE. Car les sondages précoces ne valent rien et expriment plutôt l'opinion de la mince couche de la population qui s'intéresse tout le temps à la politique, c'est à dire les classes possédantes.
Du coup on assite à un mimétisme sordide : les militants imitent les classes dirigeantes qui elles-mêmes se sentent "de gauche" en se retrouvant dans le vote des militants. Or, les gens attentifs savent qui est et que vaut S. Royal : c'est simplement une bourgeoise de province catholique qui est au PS par opportunité (Mittarrand hier le premier secrétaire aujourd'hui) et qui cherche à berner une fois de plus l'électorat naturel de la gauche.
Or, le bilan de 5 années de "gauche plurielle" n'a pas été tiré. Si Jospin a perdu lamentablement le 21 avril 2002 c'est parce que qu'il avait fait une politique trop libérale alors que les Français demandait de la protection sociale face à la mondialisation.
Et qu'a fait Jospin ? Rien, il a laissé la république s'enfoncer dans les inégalités, le chômage et la "com" politique. De ce point de vue là S. Royal est nettement pire. Elle ne propose rien et brasse un air phénoménal en attendant de se faire casser par les hiérarques du PS ou de se faire massacrer en débat par un politicien quelconque.
Alors, plus américanisée que jamais la politique française est dans le coma. Gageons que le glorieux peuple de France se soulève et liquide dans les urnes les candidats du fric, de l'Europe et de Bush, c'est à dire S. Royal et N. Sarkozy.
15:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : royal, vide, sexe, la redoute
10.11.2006
DEFAITE de Bush, défaite de l'impérialisme ?
Ainsi les Américains se sont un peu réveillés. Las des mensonges et des milliers de soldats américains morts en Irak une double majorité d'élus démocrates va encadrer Bush à la Maison Blanche.
En France on s'en réjouit, mais il faut rappeler ce qu'est le Parti Démocrate américain. Ce n'est ni un parti de gauche ni un parti sympathique.
Il est animé par des chefs millionnaires et ne s'est pas du tout opposé à l'attaque de l'Irak en 2003. Aujourd'hui encore AUCUN responsable démocrate ne milite pour un retrait immédiat des soldats. On verra très bientôt s'ils respecteront le souhait des citoyens de faire rentrer les 130 000 jeunes hommes expédiés là-bas pour défendre des puits de massacrer des innocents.
Rappelons aussi que la guerre du Viet-Nam a été gérée et aggravée par les Démocrates.
Plus près de nous, B. Clinton n'avait pas levé l'embargo inhumain contre l'Irak et a même copieusement bombardé le pays en 1998.
Pour finir, signalons que dans le dossier du Proche-Orient Israël reste le chouchou des Démocrates.
Alors si le bushisme fait déjà un peu parti du passé, nous n'avons pas finit de subir les horreurs de l'impérialisme américain.
Le Parti Démocrate c'est un peu comme le PS en France : derrière l'apparence de "moindre mal" on a les mêmes idées et la même haine du peuple.
16:33 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Etats-Unis, démocrates, Bush, Irak, sexe





